mardi 17 septembre 2019

Marianne

Photo Victoire Du Bois


MARIANNE - SAMUEL BODIN - NOTE : 3/5





Épouvante, Horreur

Avec : Victoire Du Bois, Lucie Boujenah, Tiphaine Daviot

Avertissement - 16 

"Emma, jeune romancière acerbe, découvre avec horreur que les personnages monstrueux qu’elle a créés dans sa série de romans horrifiques sont réellement en train de prendre vie dans la petite ville où elle a grandi… "










“Je ne repars jamais sans rien, Emma. Jamais.”

Emma est une romancière qui vient de publier le tome final de sa série horrifique. Ce qu’elle n’imaginait pas, c’est que le personnage monstrueux qu’elle a créé prend vie dans la petite ville où elle a grandi.


Le plus délicat quand on pose un tel scénario sur la table, c’est d’être capable de surprendre le spectateur et lui coller une frousse de tous les diables. Passer après une série comme The Haunting of Hill House n’est pas de tout repos et ajoute une pression supplémentaire non négligeable. En effet, The Haunting of Hill House a su mêler avec brio l’épouvante, l’horreur, l’émotion et la surprise. Pourtant Samuel Bodin ne s’en sort pas si mal et nous démontre que les français savent aussi jouer de l’horreur.

Marianne n’apporte rien d’original au genre, mais la mise en scène malaisante est appliquée et nous donne quelques moments d’appréhensions. Quelques scènes sont désagréables à regarder et on grimace facilement. Mais...

Le jeu de Victoire Du Bois dans le rôle d’Emma restera en demi-teinte tout au long de la saison. Si on pourrait la voir comme une héroïne badasse avec sa touche de sarcasme, son manque de sincérité lors de scènes où l’émotion est maîtresse décevra. Elle aura même tendance à casser les pieds, voir décevoir complètement sur ses actions.

En revanche, on retiendra tout particulièrement l’époustouflante prestation de Mireille Herbstmeyer. Malgré l’impression qu’elle pourrait s’écrouler à la première bourrasque de vent, elle se révèle solide et effrayante dans un rôle qui lui colle à la peau tout en collant la frousse au passage. Elle incarne parfaitement cette vieille grand-mère chez laquelle on ne voudrait pas aller et celle qui inquiète rien qu’en posant son regard sur vous. Pas de doute qu’elle hantera quelques nuits si vous avez l’âme fragile.

Les autres personnages n’obtiennent pas la palme de l’originalité, mais auront le mérite d’être là et détendre l’atmosphère au besoin.

Au trois quart de la saison, on ressent une perte de vitesse malgré les actions. Samuel Bodin ne dépassera pas les codes horrifiques et restera sur une valeur sûre - à mon plus grand regret. La fin prévisible ne surprendra pas, mais aura le mérite d’être claire : la porte sur une prochaine saison est ouverte. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on prend en compte les événements précédents.

En bref, Samuel Bodin n’a aucune raison de rougir sur le catalogue de Netflix. Même si certains choix restent discutables, Marianne est une série qu’on apprécie dans sa globalité. On découvre avec plaisir que le français sait jouer sur l’épouvante quand il le veut et après tout, peut-être que la prochaine saison sera capable de saisir le coup de maître ?

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Chroniqueuse

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