samedi 18 août 2018

Ready Player One

Ready Player One : Photo Tye Sheridan


READY PLAYER ONE - STEVEN SPIELBERG - NOTE : 2/5



Ready Player One : AfficheSortie : 14 février 2018

Science Fiction/Action

"2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…"




Sur le papier, l'histoire est plaisante. Sur le papier, le thème est intéressant. Mais au final, Spielberg éclabousse les spectateurs de clichés faciles et de références à tout-va. 

L'histoire est vue et revue, le grand méchant qui veut tout contrôler, imbu d'argent et sans culture vidéoludique, le nerd qui est le héros de l'histoire, une histoire d'amour trop prévisible, comme la morale, et un but à la One Piece : cherchez mon trésor et vous serez immensément riche. Et devinez la morale de ce film au thème futuriste, jeux vidéo, réalité augmenté, et immersion ? Une bonne morale de vieux devant un jeune qui joue aux jeux vidéo. Rajoutez une overdose de pop culture des années 80/90, et ce film prometteur devient en un clin d’œil un film ennuyeux, incompréhensible, et prévisible. Surtout que cela en devient sans émotions, comme sa tante et son oncle qui meurt devant lui ; on s'en fout, faisons plutôt un speech sur l'amour virtuel. Le film montre au final tout les points négatifs de son thème plutôt que ses qualités, trop peu montrées. Et cela car seulement un cinquième du film se passe dans la vie réelle, le restant montrant l'immersion dans l'Oasis, où tout est imaginable, mais imaginé à l'avance... comme un jeu vidéo, et ces contenus achetables. Car le film lui-même nous vend du rêve.


Côté graphisme, c'est magnifique, voilà quelque chose à mettre au crédit du film, et quelques passages amusant, ou des passages références que l'on reconnaît après des minutes de flous sur d'autres références que l'on connaît moins. 

Le scénario en plus d'être prévisible est facile. Un mot de passe négligemment posé, une personne pouvant s'échapper d'un bâtiment sans se faire remarquer, un monde réel simplifié (même pas de police, sauf à la fin comme par hasard pour arrêter le méchant, de vrai argent, de vrai travail,...). Encore une chose : le film dit bien que le virtuel est toujours plus beau que le réel, et qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Mais quand même, les héros sont pas des laiderons, donc il faut arrêter de notre donner des morales si ce n'est pas pour les respecter.

Et pour finir, je me suis tellement ennuyé que j'ai écris cette critique pendant le film... cela montre à quel point je ne reverrai pas ce film de sitôt. Je ne dis pas que le film est mauvais, je dis juste qu'il est ennuyeux...

Aurélien
Chroniqueur

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