vendredi 15 juin 2018

Project Itoh Harmony

PROJECT ITOH HARMONY - TAKASHI NAKAMURA & MICHAEL ARIAS


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Pour commencer le premier film que je commente, je tenais à parler du film Project Itoh Harmony. C’est un film assez récent, mais peu connu qui mériterait pourtant de l’être et qui n’a pas à rougir des films des studios Ghibli.

Alors, pour faire simple, nous sommes dans le futur, une trentaine d’années après ce qu’on peut appeler la troisième guerre mondiale et qui à bien failli détruire le monde. La planète est ravagée en grande partie entre désert et mégapole. Entre les deux, il y a les zones de non droit, où vivent les populations pauvres. C’est là que nous retrouvons l’héroïne : Tuan Kirie, membre de l’armée qui profite d’être dans une zone de non droit pour se livrer à la contrebande d’alcool avec des peuples nomades. 

Elle se fait prendre et est renvoyée de force dans son pays natale : le Japon. Elle déteste ce pays, car il fait partie de ces métropoles qui implantent des puces ultra modernes aux nouveaux nés. Ces puces se nomment « watch me » et ont pour objectif de ‘forcer’ l’être humain à posséder uniquement des bons sentiments, comme l’aide de son prochain, la bienveillance, l’amitié, la solidarité, la gentillesse, etc. Cette puce est également reliée à une lentille de contact VR, qui permet de basculer dans un monde de réalité augmentée ultra réaliste, ce qui sert bien souvent d’ordinateur, de téléphone et de bombardier à « WARNING ». Bref, donc le monde entier est sous l’emprise des bons sentiments à partir de 18 ans, ce qui a créé une sorte de résistance chez certains mineurs trop malins, ce qui mènent certains au suicide.

Notre héroïne rencontrera alors son amie d’enfance à qui il arrivera quelque chose par la suite et qui la mènera dans une enquête posant de nombreuses questions sur l’humanité et son évolution.

Le scénario est très évolué, notamment pour une simple enquête. Mais ce qui frappe énormément dans ce film d’animation, c’est la dimension ultra psychologique qui ferait passer Psycho Pass pour une promenade de santé. Si ce genre de question n’émerge pas encore beaucoup chez nous, au Japon où la technologie est plus avancée, l’évolution de l’espèce humaine est une véritable question. On se pose énormément d'interrogations, sans toutefois se forcer. Le film ne prend pas vraiment partie et laisse une réflexion profonde et globale sur une humanité parfaite et imparfaite à la fois.

Deux camps s’affronteront, celui de l’héroïne qui défend une idée de l’humanité plus humaine et celui de Miach Mihie, qui défend une humanité parfaite.

En plus d’être, à mon humble avis, réaliste, ce film possède des graphismes vraiment bons, voire exceptionnel, notamment dans les prises de vies tournantes qui sont les plus compliquées à réaliser.

Chaque personnage est bien construit, possède une histoire complète et réaliste, une humanité criante et un réalisme étonnant.

Ce film permet vraiment de voler le temps d’un instant au dessus de l’humanité.
Le seul point noir que l’on pourrait lui trouver, c’est que certaines scènes sont un peu sanglantes, limitant ainsi le champ de rayonnement à la partie la plus mature et la plus libre de la population.

En résumé, c’est un film extrêmement psychologique qui pose des questions sur le fondement même de la notion d’humain. Les graphismes sont aériens et le scénario très profond. J’ai beaucoup aimé ce film et je le conseille vraiment.

Votre Chroniqueur :


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