samedi 27 janvier 2018

Great Teacher Onizuka

GREAT TEACHER ONIZUKA -TORU FUJISAWA - NOTE : 4,5/5 





Editions : Pika

Genre : Shonen

Prix : 3€ pour la dernière édition spéciale `20 ans’


Aujourd’hui on parle d’une véritable bête de la culture nipone : Great Teacher Onizuka, le manga de Tôru Fujisawa.

La petite histoire :

    GTO débarque en 1997, c’est à dire il y a 20 ans tout pile ! La série GTO à en fait commencé en 1991 avec la sortie des 31 tomes de Youg GTO. Alors que Fujisawa avait toujours cherché sa poule aux œufs d’or, il l’a enfin trouvé. Après 6 ans de Youg GTO, il attaque le One Shot : Bad Company. Mais le véritable succès n'apparaîtra qu’en 97 avec la sortie de GTO. De là sortira d’abord un drama en 1998, puis un film en 1999. Fujisawa terminera GTO en 21 tomes, sur lesquels il travaillera 5 ans. Il ne reprendra sa série que 7 ans plus tard en 2009, avec GTO : shonan 14 days ! Il n’effectuera ensuite que de petits projets jusqu’en 2012 où il sort le tome GTR : Great Transport Ryuji, suivit en 2013 par GTO Paradise Lost, toujours en cours. L’auteur fait depuis un paquet de petits projets tout en continuant sa série principale : GTO.

Personnages :
    Il y a dans ce manga 3 personnages principaux : Eikichi Onizuka, Ryuji Danma et Azusa Fuyutsuki. Vous l’aurez compris, le personnage principal est Onizuka. Pour faire simple, Eikichi est l’ancien leader d’un des plus grands gangs du pays. Il a un rêve : devenir professeur ! Mais il a un QI inférieur à celui de ces élèves, un casier judiciaire et un caractère bien trempé. Il a obtenu le diplôme par miracle (en trichant), et se retrouve à chercher du travail. Ryuji est le meilleur ami d’Onizuka. Ils se connaissent depuis des années. Ryuji était le bras droit d’Eikichi pendant ces années Gang, mais il est depuis devenu mécanicien et possède même une boutique de vente de moto. C’est lui qui permet à Onizuka de tenir le coup dans les difficultés (et accessoirement qui le ramène chez lui quand il est bourré). Enfin, Azusa Fuyutsuki est une des collègues Professeur d’Eikichi. Elle est secrètement amoureuse de lui, mais elle n'ose pas imposer sa façon de penser. C’est une des seules à le défendre face aux assauts des autres professeurs et notamment du vice-principal.


Scénario :

    Eikichi Onizuka, un jeune “diplômé” d’une fac minable cherche du travail en tant que prof. Il trouve un stage en tant que prof dans un lycée, mais la classe qu’on lui confit est très loin d’être un modèle de calme et de travail. Il donnera une bonne leçon à certains d’entre eux et règlera le problème. (Oui, je passe vite sur cet arc) Viens ensuite, après quelques péripéties, le vif du sujet du manga : son emploi dans le collège Kissho (ou Seirin dans l’animé). Alors qu’Onizuka passe un entretient d’embauche au cours du quel il se fait magistralement jeter dehors, le sous-directeur est attaqué par des élèves qu’il a viré quelques jours plus tôt. Eikichi, encouragé par celui-ci règlera le problème par une leçon d’éducation. Il utilisera pour cela un parquet, un german suplex et un sous-directeur. L’effet est efficace, puisqu’une course poursuite entre un poids lourd et la police plus tard, Onizuka est enfin embauché ! Mais la classe qu’on lui confie le déteste avant même son arrivée et fera tout pour le faire démissionner ou renvoyer.

Graphisme :

    J’ai lu un certain nombre de manga, mais de tous, s’il y en a un qui est long, c’est bien celui-ci ! Il n’a pas plus de page que les autres, mais le contenu est tellement dense qu’il en devient très long à lire. Le dessin est généralement agréable et amusant, alliant la patte particulière de Fujisawa avec le style des années 90. Il y a énormément de détail drôle ou non. L’auteur ne se refuse rien, allant jusqu’à ridiculiser son propre héros, prouvant ainsi que le ridicule ne tue pas !

Points noirs :

    Si je devais en citer, je serais forcé de dire que cette écriture un peu “fouillis” et “90’s” n’est pas accessible à tout le monde. D’autant que pour une histoire se passant dans le monde réel, on imagine bien que beaucoup crieraient au scandale. En bref, son point faible, c’est le manque de public, car il n'attire pas les plus jeunes générations, habituées aux shonens plus fictifs.

Conclusion :

    Je parlerais encore de GTO à de nombreuses occasions, car le sujet est large. Mais en général, je dois dire que ce manga est très réussi ! S’il n'atteint pas les records de DBZ et autres monstres de la culture, il se classe parmi les plus grands dans son propre style. Il a réussi à marquer les esprits par ses 20 années d'existences, malgré une écriture totalement décomplexée !


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