lundi 18 septembre 2017

L'auteur Dorian Lake répond à mes questions !

Auteur de plusieurs histoires, j'ai découvert la plume de Dorian Lake en tout premier par le biais du site Wattpad. Une belle rencontre, qui m'a permis ensuite de lire son livre, "Isulka la Mageresse : La Pierre d'Isis", lequel est sorti en septembre 2016, chez la maison d'édition "Lune Écarlate", dans leur collection "Lune Mécanique". Si vous êtes curieux de découvrir son roman, et ses projets, cette interview devrait vous plaire !


La Pierre d'Isis: 1. Isulka la Mageresse par [Lake, Dorian]"Isulka est une mageresse marginale, un peu vénale, mais surtout très endettée, vivotant en donnant des spectacles de magie dans des cabarets parisiens. Scipione est un spadassin vénitien comme on n'en fait plus, un reliquat du passé exilé de la Sérénissime, trahi par ses pairs et en quête de Vendetta.

Recrutés par un employeur anglais pour subtiliser une bague qu'on lui aurait dérobée, la mission se révèle sous un tout autre jour lorsqu'ils découvrent la valeur réelle et symbolique du joyau. Plus question pour Isulka et Scipione de travailler à prix bradés.

L'appât du gain les mènera de Paris au Caire, de coups bas en coupe-gorges, une course-poursuite s'engageant entre les protagonistes, des espions, des criminels et une inquiétante secte égyptienne..."






Une petite présentation d’abord, de toi et de tes livres publiés (ou prochainement publiés). 

Je suis un romancier de l’imaginaire, passionné par les mauvais genres et les expérimentations littéraires. J’ai vraiment abordé l’écriture par des forums de jeu de rôle en ligne, quand j’étais adolescent, expérience que j’ai complétée au fil des années avec la pratique de jeu de rôle sur table. C’est là je pense que j’ai vraiment appris à raconter des histoires, même si le format n’était originellement pas celui de la littérature. 

En 2015, je me suis mis à l’écriture de mon premier roman, Isulka la Mageresse, qui mélange l’ambiance des récits d’aventures avec de la Magie, le tout dans un cadre 19è siècle. Les personnages de mon texte ont eu une vie avant, en jeu de rôle, ce qui m’a permis de me les approprier dès le début de ma phase d’écriture et ce qui m’a beaucoup aidé à bien les caractériser. 

Depuis j’enchaîne les projets d’écriture : un récit d’urban fantasy sur Wattpad que je reprends actuellement en vue d’une publication, une nouvelle mélangeant film noir et dystopie parue fin 2016, le tome 2 d’Isulka la Mageresse qui sortira en 2018 ainsi qu’un roman de SF horrifique que j’ai presque finalisé. 

Beaucoup de projets, donc. Sans compter que je lance très bientôt ma maison d’édition dans les genres de l’imaginaire. 


L’écriture a-t-elle toujours été une passion ? Quels sont les auteurs qui t’inspirent ? 

Ma vraie passion est de raconter des histoires, de voyager dans des mondes imaginaires et de donner vie à des personnages. L’écriture est un moyen, où je ne suis pas trop mauvais, mais ce n’est pas une fin en soi. Si bien que je suis aussi ouvert finalement sur le cinéma, la BD ou les séries TV que la littérature. Je n’ai pas de préférence de médium. 

En terme d’auteurs, je voue une admiration pour Clive Barker, l’une de mes plus grandes influences. J’aime aussi énormément Joss Whedon, pour ses dialogues extraordinaires (les dialogues sont très importants pour moi), ou encore Oscar Wilde pour sa plume somptueuse et délicieusement acerbe. J’adore l’écriture de Bill Willingham (créateur de Fables) et l’univers de George Martin. 


Bref, les influences sont diverses, pop ou plus occultes, et ce mélange se retrouve vraisemblablement dans ce que je produis moi-même. 

En général, cela te prend combien de temps pour écrire un ouvrage ? As-tu déjà abandonné plusieurs histoires, par manque de temps, ou bien parce que finalement, elles ne t’emballaient plus autant ? 

Cela varie du tout au tout. Mon plus long roman m’a demandé trois mois à temps plein pour le premier jet, mais j’avais passé des mois à finaliser le synopsis et le plan avant. Certains tomes d’Isulka m’ont pris un bon mois, mais ce sont des textes assez courts. 

J’ai tout de même tendance à écrire rapidement, mais cela ne prend pas forcément en compte les multiples relectures. 

J’ai effectivement abandonné un projet à la fin 2015, un roman dans le même univers que mon livre de SF horrifique, parce que ce que j’écrivais ne collait pas et que je sentais que ça coinçait. J’ai finalement pu reprendre l’univers presque deux ans après, mais en changeant toute l’intrigue. À part ça, il y a tous mes romans de fantasy d’enfance, qui n’ont jamais aboutis parce qu’ils étaient bien trop mauvais. 


Quel est le genre que tu affectionnes ? Peux-tu aussi bien écrire une romance qu’une histoire fantastique, par exemple ? 

J’aime tous les genres de l’imaginaire, que je peux mélanger à d’autres genres (comme le polar, par exemple, qui marche bien avec d’autres de mes textes plutôt fantastique ou SF). En revanche, je serais bien incapable d’écrire de la littérature blanche. Les histoires de personnes dans la vie courante ne me parlent absolument pas. 

De même, intégrer des éléments de romance ne me gène pas, mais je ne pourrais pas écrire un texte centré dessus. Cela ne m’intéresse pas en tant que lecteur et je ne vois pas trop ce que je pourrais apporter au genre. 


Parlons de tes personnages ! Comment « naissent-ils » ? T’inspires-tu d’acteurs, de personnages célèbres, ou bien/et de toi-même ? 

Mes personnages principaux naissent pratiquement tous dans le cadre du jeu de rôle. Ce sont des personnages que je joue moi-même, parfois le temps d’une séance, parfois plusieurs années, et que je connais donc par coeur. 

Selon les genres, je peux m’inspirer physiquement d’acteurs ou de mannequins, notamment quand on parle de monde contemporain, ou alors d’oeuvres graphiques. Parfois, je n’ai aucun modèle. 

Pour la personnalité, cela vient toujours en jouant, du coup j’imagine que je l’influence un minimum, mais je n’ai pas souvent de modèle. Je me base plus sur le passé du personnage, la façon dont je l’imagine, sa démarche… Puis, en l’incarnant, tout cela se transforme, ou plutôt prend forme. 

Et quand vient le temps de les écrire, ils ont déjà une existence propre. 


Hésiterais-tu à en faire mourir certains, par peur par exemple que tes lecteurs n’apprécient pas ce retournement de situation et délaissent ton livre ? 

Non. Si la mort d’un personnage sert l’intrigue, alors je n’hésite pas. En revanche, il y a tout de même souvent des situations où un autre destin que la mort est plus intéressant. En effet, quand le personnage meurt, il ne peut plus servir, ou beaucoup moins, et c’est dommage de simplement le faire disparaitre s’il peut apporter au récit. 

Mais parfois, c’est ce qu’il y a de mieux et je ne m’en priverai pas. 


Maintenant, ta relation maison d’édition/auteur : globalement, trouves-tu cette expérience positive, ou bien, as-tu déjà songé à l’autoédition ? 

Cela s’est très bien passé avec Lune Ecarlate, qui est une chouette maison. J’ai malgré tout choisi de me lancer seul, en créant ma propre maison d’édition. J’ai en effet eu la chance de profiter d’un licenciement économique, avec une aide pour monter une entreprise. Quoi de mieux que de devenir éditeur moi-même, dans cette situation ? 


Comment t’y prends-tu pour promouvoir tes ouvrages ? 

Comme tous les petits auteurs, j’imagine : ma promotion passe d’un côté par les réseaux sociaux, et d’un autre par ma présence à des salons littéraires. J’irai davantage vers ceux-ci une fois que j’aurai plus de livres dans ma bibliographie, cela dit, car exposer peut se montrer compliqué lorsque l’on a un seul ouvrage. 

Sans oublier les services-presse, mais ceux-ci dépendent davantage de l’éditeur que de l’auteur. 


Pour finir, quels sont tes nouveaux projets, ou ceux en cours ? 

Je suis en train de réécrire toute ma série d’Urban Fantasy publiée sur Wattpad afin d’en faire une série littéraire (plusieurs courts tomes à la suite). J’ai dû modifier une bonne partie de l’intrigue, ce qui m’a pris du temps, mais aura l’avantage de donner un intérêt nouveau aux lecteurs originaux. Cela devrait représenter 5 volumes. 

Je suis aussi en train de monter ma maison d’édition, comme je l’ai précisé, ce qui me prend une bonne partie de mon temps. J’espère pouvoir me lancer en début 2018, avec justement le premier tome de ma série littéraire. 

Bien entendu, je rechercherai très bientôt des manuscrits, afin d’alimenter le catalogue de la maison naissante ! 


Quelques mots pour convaincre de futurs lecteurs de découvrir ton roman/tes romans ? 

Vous aimez les personnages sortant des clichés ? Les scènes d’action palpitantes ? Les duels à l’arme blanche comme de rhétorique ? Quelques frissons horrifiques ? Et surtout les femmes de caractère ? 

Alors mes livres sont faits pour vous ! Et si vous hésitez, des extraits gratuits sont disponibles, aussi bien sur Amazon que sur Wattpad.




Envie d'en savoir plus ? Rendez-vous sur le blog de l'auteur !
Le Blog de Dorian Lake

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