jeudi 6 août 2020

Greenland - Le Dernier Refuge

GREENLAND  - Le dernier refuge de Ric Roman Waugh 

Note : 1,5/5



Sortie : 5 août 2020

Science-Fiction/ Action

Avec Gerard Butler, Morena Baccarin

Tout public

"Une comète est sur le point de s’écraser sur la Terre et de provoquer un cataclysme sans précédent. John Garrity décide de se lancer dans un périlleux voyage avec son ex-épouse Allison et leur fils Nathan pour rejoindre le dernier refuge sur Terre à l’abri du désastre. Alors que l’urgence devient absolue et que les catastrophes s’enchainent de façon effrénée, les Garrity vont être témoin du meilleur comme du pire de la part d’une humanité paniquée au milieu de ce chaos."



Mon Dieu, Dame Nature veut encore anéantir l'humanité ! Un scénario très utilisé ces quelques dernières décennies. Cette fois, c’est à coup de grosses météorites, lesquelles apparaissent d'un coup sans qu'on ait remarqué leur présence (et donc qu'on sous-estime) jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'elles vont tout détruire sur Terre. L'une d'entre elles est même plus grosse que celle qui a fait s'éteindre les dinosaures. 

Et n'allez pas vous plaindre sur le type de menace ; dans quelques temps, elle sera remplacée par un virus mortel qui a provoqué une pandémie mondiale : tout aussi irréaliste hein ? 

Heureusement que les militaires sont là pour sélectionner les gens, faire la loi et organiser un moyen de sauver une partie de l'humanité. Je dis "militaire" car à aucun moment vous ne verrez un flic, des militaires à la maison blanche, ou même un chef d'état. Donald Trump a été remplacé par des notifications et des appels automatisé. Et donc, nous nous baladons dans une Amérique en proie à la plus grande menace qu'elle n'a jamais connue : l'humanité. Parce que si vous vous attendiez à un film à la "2012" avec de l'action toutes les 10 minutes, ici, on verra plus les effets psychologiques de l'apocalypse plutôt que ses conséquences physiques. Et le film glisse dans un pseudo thriller psychologique qu'on a gonflé au catastrophisme. Attendez-vous à vous ennuyer. On pourra alors lister tous les mauvais côtés des humains quand leurs vies sont en jeux (xénophobie, vol, émeute, impolitesse ou excès de politesse des héros selon les moments du film...), même si c'est mal exploité ou rapidement abordé. 


Côté effets spéciaux, franchement, j'ai vu mieux. Il ne faut déjà pas s’attendre à une pluie de météorites et du chaos partout. Mais en plus, à certains moments, j'ai vu des flammes de près qui aurait pu être fait par un amateur découvrant After Effect. Et c'est dommage d'avoir des effets spéciaux de qualité moyenne, surtout quand on a peu à nous mettre sous la dent.

Spoiler

Côté scénario, des incohérences à la pelle. Les familles sont sélectionnées par rapport aux métiers de l'une des personnes, mais si l'une d'entre elles a une maladie, comme un diabète chez Nathan, allez, tous dehors : on ne veut que des familles avec des personnes valides et en bonne santé. On voit ainsi comment le scénario est beaucoup "aidé", un peu trop même. Le gosse fait de l'hypoglycémie dans un aéroport où il y a un immense camp médicale ? No problemo, l'armée a tout un stock d'insuline pour lui. Il faut que Allison et Nathan partent de l'aéroport pour aller au nord et rejoindre le père de cette première ? Bien sûr, prenez le Army Bus de 23h30, sinon vous avez le suivant 20 minutes plus tard. Plus de réseau mobile ? T'inquiète, les héros ont le super pouvoir de surfer sur le net et suivre un itinéraire sur Google Maps sans besoin de 4G. Quand ce n'est pas l'espace-temps qui est modifié pour arranger le scénario - comme quand John doit faire un allée-retour pour récupérer de l'insuline pour son fils alors qu'ils y a un long embouteillage, mais qu'il y arrive en moins de 15 minutes. Soit dit en passant, le réalisateur doit bien aimer les embouteillages, avec au moins 3 embouteillages. Pour finir, il y a la scène où l'on voit tout le monde sortir des bunkers comme s’ils y étaient rentrés il y a 10 minutes alors qu’ils ont été enfermés 9 mois... mouais, j’y crois pas trop.



En conclusion, j'ai perdu deux heures à suivre une mauvaise et grande publicité pour l'armée américaine, tantôt froidement disciplinée, tantôt humaine comme un homme de foi. Et bien sûr, les seuls images "étrangères" sont à la fin, pour voir entre autre la Tour Eiffel détruite, un grand classique du genre. Les acteurs ne donnent pas envie, le scénario est bâclé, les effets spéciaux sont amateurs, il y a même des scènes qui ne servent à rien (coucou le fusil du père de Allison qu’il donne à John pour ne pas s’en servir). La bande annonce est la seule chose de bien filmée, pour dire... C’est bien en dessous de qu’on peut attendre d’un blockbuster. Tant pis, j’attendrai le prochain film catastrophe sur une météorite tueuse...


Aurélien,

Chroniqueur

Aucun commentaire:

Publier un commentaire