mardi 19 juin 2018

La Casa de Papel

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LA CASA DE PAPEL : SAISON 1 - ÁLEX PINA - NOTE : 4/5



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Drame, Thriller

Épisodes : 13

"Huit voleurs font une prise d'otages dans la Maison royale de la Monnaie d'Espagne, tandis qu'un génie du crime manipule la police pour mettre son plan à exécution."









C'était la série dont tout le monde parlait, et en général, je préfère éviter de regarder un film ou une série qui plaît à la majorité des gens, car je fais souvent partie des exceptions. Et pour une fois... je dois avouer que je me suis laissée séduire par "La Casa de Papel".

Au départ, je craignais vraiment que treize épisodes consacrés à un simple braquage, ce soit vraiment trop pour retenir toute mon attention. C'est vrai, on se demande ce qu'ils vont bien pouvoir nous raconter qui nécessite autant de temps ? En fait, la série se découpe en trois parties, si je peux dire.


D'abord, une entrée fracassante avec la scène du braquage : une soixantaine d'otages retenus dans la Maison Royale de la Monnaie d'Espagne (l'endroit où l'on fabrique les billets) par huit voleurs aux visages dissimulés sous des masques de Dali. On se dit, très bien ils vont prendre l'argent et se tirer en vitesse avec, comme on a l'habitude de voir. Eh bien, non. Leur but est encore plus grand, et pour ça, il va leur falloir du temps. Coincés entres ses murs avec les otages, encerclés par la police, ils passent à la seconde partie de leur plan, bien décidés à réussir leur coup.

On enchaîne donc avec la seconde partie : si je ne peux vous dévoiler toute l'intrigue, ce qui gâcherait votre intérêt si vous comptez ensuite regarder la série, c'est à partir de ce moment-là que l'on commence à comprendre toute la complexité de leur plan. Et on apprend petit à petit à découvrir les personnages, qui vous le remarquerez, portent tous un nom de ville. 

En premier, Tokio, une jeune femme pourchassée par la police, qui a déjà perdu beaucoup et ne craint plus grand chose à part la prison. Rio, le geek de la bande, également le plus jeune et naïf, qui semble aussi bien intéressé par l'argent que par un membre en particulier du groupe... Ces deux premiers personnages ne font pas vraiment partis de mes préférés : j'ai trouvé Tokio trop changeante, indécise et téméraire. Je n'ai pas toujours compris ses réactions, je le trouve même un peu à côté de la plaque par moment, mais en même temps, ça colle assez bien avec leur personnalité à tous. Rio est plus classique dans son genre, très influençable.
On enchaîne ensuite sur Berlin, qui prend très rapidement la place de chef au sein de groupe. "Misogyne, odieux, et antipathique" c'est ainsi que le qualifie le psychiatre de la prison où il était incarcéré. Connu pour de nombreux braquages, il est le personnage qui plaît autant qu'il agace. On ne peut qu'admirer sa froideur en tout instant, "rire" de ses remarques sarcastiques ou dénuées de compassion, et grincer des dents quand il profite un peu de la situation... Bref, c'est le connard de l'équipe, qu'on aime quand même. Si j'ai peu apprécié Tokio, Nairobi, le second personnage féminin du groupe, est nettement plus intéressant. Elle est juste avec les otages et n'hésite pas à les défendre  face aux choix parfois discutables de Berlin. Moscou et Denver, les seuls personnages qui ont un lien de parenté, sont aussi sympathiques, j'ai beaucoup aimé leur relation. Il nous reste ensuite les deux jumeaux Russes, Helsinki et Oslo, qui sont là pour jouer les gros bras et qu'on ne voit pas souvent. Et enfin, le cerveau de ce braquage : Le Professeur. En plus d'être malin, organisé et surprenant tant il arrive à tout prévoir à l'avance, j'ai trouvé son personnage attachant. Son intelligence est captivante et on suit avec autant d'intérêt que les autres braqueurs ses explications.

Naturellement, on apprend à les connaître au fur et à mesure de la série, et je ne cache pas avoir ressenti quelques longueurs dans certains épisodes. Comme je n'aimais pas forcément certains personnages, découvrir leur vie avant le braquage ne me passionnait pas outre mesure. Le personnage d'Arturo Roman est chiant, aussi ! Mais c'est le but de son rôle : perturber le plan des braqueurs. Monica, une otage, est plutôt touchante, et celui de Raquel Murillo, inspecteur de police en charge de négocier avec les braqueurs, ajoute une bonne de tension/suspense à la série. Sa relation avec l'un des personnages est aussi presque 'amusante' à suivre, mais je vous laisse découvrir !

Cette seconde partie met aussi en avant quelques relations amoureuses qui des fois, ne retiennent pas beaucoup notre attention. On a tendance parfois à lever les yeux, en mode "bon sang, on s'en fout !" Mais dans l'ensemble, l'action est présente. On pourra juste regretter quelques facilités avec le scénario : Le Professeur a beau être très futé, certains retournements de situation semblent un peu tirés par les cheveux. 

Et donc le final, et troisième partie, qui relance l'action. On abandonne un peu le passé de chacun des personnages pour se concentrer sur la découverte de Raquel. Entre temps, les braqueurs doivent faire face à une attaque qu'ils n'avaient pas vus venir, et Tokio emploie les grands moyens pour 'régler' le problème. L'avant dernier épisode est plus rythmé, il aurait pu d'ailleurs être le final, à comparer du tout dernier. Ceci dit, j'ai hâte de me lancer sur la seconde saison !

Bref, si vous êtes fans des séries assez... 'progressives', où il faut se montrer patient avec l'intrigue qui se met en place au fur et à mesure, cela devrait vous plaire. Les acteurs sont plus que convaincants, l'histoire nous tient en haleine, et du coup, les épisodes défilent très vite. Une belle découverte que je vous recommande ! 


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