vendredi 23 février 2018

Love Hina



LOVE HINA - KEN AKAMATSU - NOTE : 4,5/5


Editions Studio Xebec

Shojo

Épisodes : 25 + 2 spéciaux + 2 OAV




Aujourd’hui on parle d’un des mangas les plus cultes, mais que personne ne regarde jamais : Love Hina !

La petite histoire :

En 1998, Ken Akamatsu, l’auteur du manga “Love Hina”, après des mois de travail pour décider des personnages, des lieux et de la trame, se met d’accord avec ses responsables éditoriaux et sort en Octobre 1998 les premières pages de Love Hina ! (Je n’étais pas encore né…) Le succès met du temps à arriver, mais en 2000, un animé est produit ! 25 épisodes naîtront, suivit de 2 films d’animations de 45 min chacun. Le manga se termine en Octobre 2001 et une courte série d’OAV arrive enfin en 2002 : Love Hina Again ! Il y a également des rumeurs sur la sortie de deux Light Novel et d’un jeu… Mais je n’ai pas pus vérifier ces informations… 

Chose incroyable, la sublime chanteuse, idole et Seyuu Yui Horie, a débuté dans le métier très fermé de l’animation en étant la voix Japonaise de Naru, ainsi qu’en signant une partie des OST et des openings ! 

Personnages :

Cette série possède un nombre étonnant de personnages principaux, qui vivent presque tous à la pension Hinata (d’où le Hina dans le titre).

Keitaro Urashima est un étudiant en prépa qui à déjà échoué trois fois pour entrer à Todai, l’université de Tokyo. Il est surnommé SFF (sans fac fixe), mais s’obstine à retenter année après année le concours pour tenir une promesse qu’il a fait à une jeune fille de son enfance dont il a oublié le nom et la tête… Il est plutôt bête, peureux, soumis et se fait mener par le bout du nez par tout le monde. Il lui arrive tout de fois de se rendre utile et il fait toujours tout ce qu’il peut pour venir en aide à ses amis.

Naru Narusegawa est une jeune de fille qui a obtenu la première place au examen blanc nationaux. Elle est intelligente, belle (sauf quand elle attache ses cheveux et met ses cul de bouteilles), un peu hautaine, naïve à sa façon, et particulièrement violente et virulente avec Keitaro. Elle veut entrer à Todai pour tenir la promesse qu’elle a faite à son ancien professeur particulier dont elle était amoureuse.

Mitsune Kono, dit “Kitsune” est une jeune fille qui connait Naru depuis longtemps, ce qui fait d’elle sa confidente et sa meilleure amie. Elle comprend assez vite les gens et passe tout son temps libre à les embêter. Elle a un faible pour tout ce qui est romantique et n’hésite pas à forcer la main à ses amis ou à utiliser ses charmes pour utiliser ce qu’elle veut.

Shinobu Maehara est sans doute le personnage en plus normal de cette animée. C’est une jeune collégienne qui vit à la pension Hinata. Elle est très timide, assez craintive et se rend utile au maximum en préparant les repas et en s’occupant du linge.

Su Kaora est une fille du même âge que Shinobu qui vient d’un pays fictif qui ressemble à l’Inde. Elle est particulièrement espiègle, athlétique, passionné par la mécanique et les robots, mais totalement idiote dans 80% des autres domaines. Elle a une situation familiale un peu compliquée, mais aime beaucoup les animaux (pour les manger ?!). Elle s’attache facilement aux gens et fait toujours tout pour les rendre heureux, quitte à les harceler.

Motoko Aoyama est la descendante d’une grande famille de kendoka spécialisée dans l’exorcisme. Elle a un énorme complexe d’infériorité par rapport à sa sœur, déteste la plupart des hommes, vit comme un garçon manqué et fait tout pour protéger ses amies de Keitaro. Elle est froide au premier abord, mais c’est sans doute la plus facile à vivre du groupe. Elle s’occupe généralement de Su en dehors de ces entraînements et de ses cours. Elle a beau avoir que 15 ans, elle est très grande et se retrouve complexée par son apparence.

Voici un aperçu des personnages principaux… Il y en a encore beaucoup d’autre, comme Aruka, Seta, Tama (c’est une tortue volante), et tout les autres ! En règle général, tous les personnages sont travaillés et donnent une véritable âme à l’histoire.

Scénario :

Nous sommes en 1998. Keitaro, qui a encore échoué à l’examen d’entré à Todai est viré de chez lui par ses parents qui l’envoie chez sa grand-mère, qui tient une pension à Hinata. Seulement, quand il y arrive, il apprend de sa tante Aruka que sa grand-mère est partie faire le tour du monde des retenburo (source thermal naturel dans lequel on prend son bain). Mais ce n’est pas tout, sa grand-mère lui lègue la gestion de la pension, sans tout de fois lui expliquer qu’il s’agit d’une pension pour fille. C’est ainsi qu’après quelques situations tumultueuses, Keitaro se retrouve gérant tout en installant un léger quiproquo : tout le monde pense qu’il est étudiant à Todai ! La vérité éclate vite, mais un fond de romance plane sur la vie tourmenté de quelques étudiants. Dans un japon totalement décomplexé de la normalité (entre les tortues volantes, les civilisations perdues, les vols planés de Keitaro et j’en passe, on est plutôt bien servie), une sorte de triangle amoureux s'installe : qui choisira Keitaro : Naru ou la fille de son enfance dont il ignore tout et qui pourrait bien être Naru… 

En bref, le scénario est, d’un point de vue romantique, plutôt bien conçu et original. Le suspense reste jusqu’au dernier instant et même après. En plus de cela, l’histoire regorge de situations toutes plus absurdes les unes que les autres, empêchant de sombrer dans le sentimentalisme de beaucoup de shojo. C’est un parfait alliage entre le shojo et le WTF.

Graphisme & OST :

Étonnement, malgré l’époque, les graphismes sont bons ! Ils rivalisent avec les shojo actuels sans aucun souci et sont d’une qualité remarquable. Même s’il est vraie qu’il n’y a rien d'exceptionnel, tout est respecté et d’une rigueur à faire remarquer. Il faut tout de fois faire remarquer que l’opening, qu’il soit en français ou en japonais, fait parti de ces chansons qu’on ne supporte pas au début, puis qu’on finit par adorer. Les OST chantés de Yui Horie sont sublimes, même si on ne peut pas dire la même chose des OST chantés en français… L’animé a réussi à forger son caractère et à imposer sa touche personnel, ce qui en fait une œuvre inimitable, même si elle date d’il y a 18 ans !

Point noir :

Le scénario utilisé pour l’animé est légèrement différent de celui du manga, ce qui s’explique facilement quand on lit le manga : si le scénario était respecté à la lettre, il y aurait au moins 200 épisodes… En dehors de ça, la prise de risque graphique est quasi nul, les scènes où Keitaro se fait taper dessus un peu trop nombreuses et le côté mignon des perso souvent un peu occulté par leur mauvais caractère.

Conclusion :

C’est un animé accessible à tous, qui a le mérite d’être très drôle tout en présentant une belle histoire d’amour. Je le conseille à tous les fans du genre ou à ceux qui, comme moi, sont fan des animés et mangas des années 90 !


Votre Chroniqueur :




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire