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mercredi 25 janvier 2017

The Book Of Ivy

THE BOOK OF IVY, TOME 1 – AMY ANGEL – NOTE : 2,5/5


Éditions Lumen

Dystopie, Romance

ISBN : 978237102035

Prix : 15€

« Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuer.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes. »

 Ça, c’est du résumé ! J’ai pour habitude de résumer un peu plus précisément l’histoire à chaque fois que je commence une chronique, mais pour le coup, je pense que tout est dit ! J’ai gagné ce livre lors d’un concours, ce bouquin dont tout le monde parlait un temps et qui semblait super. Même si je ne cache pas que j’étais plus attirée par la première de couverture que par le résumé… Et, chose étrange, bien que j’aie lu ce livre à toute vitesse en à peine deux jours (l’écriture est tellement énorme ! quelle gaspillage de papier), je ne l’ai pas tellement apprécié.

L’histoire commence avec ce fameux mariage arrangé, où toutes les filles de seize ans doivent accepter d’être liées pour la vie à un garçon du camp adverse, peu importe qu’ils ne se connaissent pas. Le but étant de mélanger les deux familles adverses pour que les perdants n’aient jamais l’idée de se rebeller : cela reviendrait à tuer leurs petits-enfants, ou leurs propres filles désormais dans le camp des Lattimer. L’idée est plutôt intelligente.


Mais Ivy n’est pas là pour jouer l’épouse modèle, non, elle doit tuer celui qu’on lui destine : le fameux Bishop, fils du président Lattimer. Et ainsi, son père et sa sœur ainée Callie pourront déclencher leur plan de révolte, et se venger. Au départ, ce livre me paraissait très prometteur. L’auteur défend beaucoup d’idées, mêmes si on revient toujours sur ce qui fait une dystopie : des héros se battent contre un gouvernement qui dirige la nation d’une main de fer, et ce pour retrouver la démocratie d’autrefois. Hélas, ce n’est pas ce que j’ai retrouvé ici.

L’histoire d’amour prend toute la place ! Ce livre d’environ 300 pages ne se concentre que sur Ivy. C’est le but, me diriez-vous, sauf qu’on nous parle plus de ses craintes que Bishop lui saute dessus, ou de ses sentiments contradictoires, plutôt que de la révolution qu’elle doit déclencher. Certes, au départ elle a peur de Bishop, et compte bien suivre les ordres de sa sœur et de son père à la lettre. Mais la suite est tellement prévisible ! Bishop, le beau gosse, s’avère plus gentil que son père, plus ouvert, enclin à devenir un président meilleur et à l’écoute du peuple. Et en plus, il se montre particulièrement doux avec notre héroïne, hyper romantique par la suite… Résultat, le livre ne parle que de nos deux tourtereaux qui apprennent à se connaître, puis qui hésite à passer à l’action. Oui, dans cet univers, « ils doivent faire des bébés très vite ».  D’accord, Ivy n’a que seize ans, mais cette expression m’a fait sourire, puis grimacer tout au long du livre. Cette jeune femme doit tuer son mari et elle parle comme si elle avait dix ans ! Vous allez me dire « l’auteur montre que son personnage n’est pas prêt par ce manque de maturité ! »… Oui, mais non.

Le résumé nous annonçait une histoire mélangeant politique et sentiments, où j’imaginais une héroïne aussi froide que celle d’Hunger Games prête à tout pour défendre les siens, quitte à prendre les mauvaises décisions. Au lieu de quoi, Ivy est une fille plutôt classique, qui hésite entre les ordres de son papa et les beaux yeux de Bishop. Et surtout, qu’est-ce que c’est mièvre ! D’accord, je ne lisais pas ce livre pour découvrir un couple déchaîné au lit, mais je ne voulais pas non plus une histoire centrée sur les envies des deux amoureux. Ivy veut tuer Bishop, qui est intelligent, beau, gentil. Elle apprend à le connaître, se range de son côté, puis il suffit que Callie, sa sœur, intervienne, pour qu’elle change d’avis ! En plus des scènes où Ivy et Bishop se tournent autour tout en se retenant d’aller trop loin, on a droit au changement d’opinion de la jeune femme à chaque chapitre ! Et pas d’action, ou presque. Le personnage de Bishop est sans nuance, trop parfait, de même pour Callie qui incarne la méchante sœur rancunière est sans cœur. C’est bien trop léger comme personnalité.

C’est dommage, car je n’ai pas retrouvé de thriller psychologique, de dystopie cruelle, tout est superficiel, prétexte à cette romance. Je pense que l’auteur a voulu surtout s’attirer des curieux pressés de savoir ce que ça allait donner un couple comme ça. C’est tout, pour l’arrière plan, ne vous attendez pas à quelques chose de très poussé. On ne sait pas grand-chose sur le passé, quelques détails seulement. Pareil pour le nouveau mode vie. Et quant aux motivations du camp perdant, on comprend assez vite que le père d’Ivy n’est pas net. Et que son objectif n’est pas d’empêcher des gamines « de faire des bébés ».

La fin est d’autant plus frustrante, car elle fait passer Ivy pour une victime, une fois de plus. Je ne l’ai pas trouvé forte, bien au contraire. Cette fille est juste amoureuse, voilà tout.

J’essaierais de me procurer le tome 2 parce que j’espère qu’il sera meilleur, et que comme Divergente que je n’avais pas trop aimé (avant de lire The Book of Ivy !), j’aime bien découvrir le final. On verra bien ce que cela nous réserve !


Votre Chroniqueuse :


2 commentaires:

  1. J'ai beaucoup entendu parler de ce roman sur facebook et sur certains blogs.. personnellement vu ta note et ton avis je pense qu'on en a trop fait de ce livre et finalement il n'est pas à la hauteur de tout ce qu'on en dit, c'est dommage...

    Pour le 10 oui c'est vrai j'en met rarement...
    par contre en bas de l'article tu as des tags et tu peux ainsi voir les romans auquel j'ai mis la note de 10
    (voici le lien si tu veux aller voir : http://fais-moi-peur.blogspot.fr/search/label/10)

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    1. Oui c'est le risque du coup, à force d'avoir dit qu'il était parfait, on se dit qu'il doit être vraiment à la hauteur et... manque de chance, ce n'est pas tellement le cas.

      Ok merci :)

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