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jeudi 22 décembre 2016

Cinéma de Noel !

SUNSHINE - DANNY BOYLE 


Voilà la toute première chronique cinéma de ces vacances. Plus que de "chronique" il s'agit en fait d'extraire un film de la masse des films présentés chaque jour sur les chaînes gratuites de la TNT. Ce ne sera pas forcément le meilleur, le plus spectaculaire, le plus fessu ou le plus intellectuel. Cette rubrique fonctionnera sur l'envie du jour. Je vous présenterai chaque jour le film que je regarderais à la téloche... Si j'avais la téloche.


Ce jeudi 22 décembre, j'ouvre le bal avec "Sunshine" de Danny Boyle.

Avant de décrire ou de cataloguer le film, il convient de prévenir sur un fait: c'est un film intelligent. Non, je ne vous traite pas - éventuels lecteurs de ce billet - d'idiots, je veux veux juste mettre le doigt sur le fait que si vous ne cherchez que détente et spectaculaire et bien... Vous courrez à la déception ou à l'incompréhension totale.

En effet, une des caractéristiques du film est de ne donner les informations qu'une seule fois, y compris des infos vitales. Si vous ne suivez pas ou que juste à ce moment là, avec vos doigts velus, dodus ou de pianiste de concerts,  vous extrayez avec force craquements un bonbon de son emballage, vous risquez de ne pas tout saisir ensuite. Et en plus ce n'est pas bon pour la ligne.




Le pitch est pourtant ultra-simple : une équipe de scientifiques s'embarque sur un vaisseau spatial dans le but de rallumer le soleil. En chemin, ils croisent l'épave du premier vaisseau, disparu corps et biens, envoyé dans ce but. Bien entendu, des interactions vont se produire entre les deux expéditions.


C'est avant tout un film d'action mais il y a matière à philosopher. Sur le sens du sacrifice, du devoir ou même de l'importance de l'humain face à l'immensité, de l'univers ou la puissance infinie de notre simple soleil, astre qui s'éteint mais qu'on ne peut quand même pas regarder plus de quelques secondes et encore sous la protection de filtres puissants.
C'est un film de science-fiction mais la science ne vient pas alourdir le propos à titre d'exemple, on sait que le soleil s'éteint mais on ne perd pas dix minutes à nous expliquer les tenants et les aboutissants de cette panne. On aurait d'ailleurs du mal, j'y reviens plus loin.

Tout comme on ne perd pas ces dix à quinze minutes qu'on perd sur nombre de films d'action, à expliquer pourquoi tel personnage à peur des araignées ou tel autre de monter sur un escabeau de bois. Vous savez, ces moments où le héros, jusque là absolument stoïque, voit ses yeux s'embuer de larmes et où il lui faut absolument et tout de suite, s'épancher sur une épaule amie, et si possible du sexe opposé. Là On va droit au but, droit vers le soleil, seul enjeu de la mission. Et on peut le comprendre. La,survie de l'humanité en dépend.

Un petit mot sur la distribution au passage : sans (grande) star internationale (quoi que...), elle est rudement efficace et surtout très homogène. Il y a pourtant des scènes assez "velues"à jouer, notamment au niveau de la crédibilité, tout passe avec bonheur.


Un petit retour, comme promis, sur le côté "science" : il ne faut pas s'attendre à voir un nouveau 2001 ou même du Star Trek, la rigueur scientifique est mise de côté pour servir le scénario et c'est très bien comme ça. Très franchement, on oublie vite ces incohérences tant on est dans le bain (de soleil).

Bref, pour résumer, un très bon Danny Boyle et un film, à mon avis, à ne pas rater et optimalement dans les meilleures conditions de visionnage possible. Évitez les écrans en contre-jour, les télés très basse résolution et les "petits écrans" comme les tablettes ou les smartphones.
Mêmes recommandations pour la musique dont beaucoup reconnaîtrons le thème central (scène finale et une scène importante que je ne spoile pas) pour avoir éte, maintes fois réutilisé depuis.

Si j'avais la téloche, je regarderai "Sunshine", le jeudi 22 décembre sur Chérie 25 à 23 heures 15.

(Sunshine, GBR/USA, 1997). 

Votre Chroniqueur : 


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