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samedi 9 juillet 2016

Queen Betsy



QUEEN BETSY, TOME 1 : VAMPIRE ET CÉLIBATAIRE - MARYJANICE DAVIDSON- NOTE : 3/5


Bit-lit, Chick-lit


Editions Milady


ISBN : 9782811204686


Prix : 7€

« Mourir, ça fait réfléchir… Par exemple, cette semaine, j’ai perdu mon boulot, je suis morte dans un accident et, quand je me suis réveillée à la morgue, j’étais devenue une vampire. Bon, il y a des côtés positifs : je suis désormais super forte et les hommes semblent bien plus sensibles à mon charme de suceuse de sang. Il faut juste que je m’habitue à mon nouveau régime liquide… Autre problème : mes amis du monde de la nuit disent que je suis une sorte de reine annoncée par une prophétie ridicule. Ils ont besoin de moi pour renverser un vampire assoiffé de pouvoir, au look trop ringard ! Le cadet de mes soucis ! Sauf qu’ils ont des moyens de pression efficaces, comme la nouvelle collection Manolo Blahnik ; une fille qui se respecte ne peut pas dire non… »

Mode et vampire, compatible ?

Betsy, alias Elizabeth Taylor (mais elle préfère son surnom), est devenue une vampire malgré elle. Renverser par une voiture à cause de son chat, elle se réveille à la morgue et entame un périple en pleine nuit pour… se suicider ! Sa résurrection est contre-nature et, pour couronner le tout, son horrible belle-mère à donner aux pompes funèbres des habits hideux ! Habillée ainsi, Besty ne voit que la mort comme solution. Hélas, la tâche ne vas pas être aisée. Noyade, boisson à la javel, coup de couteau, chute de quelques étages ; rien ni personne ne semble pouvoir tuer cette non-morte ! Résignée, notre accro à la mode se voit donc dans l’obligation de rentrer chez elle… Le début de tous ses problèmes.


L’humour de Betsy et sa « bêtise » cassent direct le sérieux que l’on pouvait attendre du monde des vampires. Les premières pages sont vraiment drôles quand elle tente par tous les moyens de se suicider. Ses sarcasmes et son ignorance réservent de bons moments qui plairont assurément au lecteur ! 

Pourtant, si ce début est prometteur, la suit l’est moins. L’histoire perd de son rythme dès les 100 pages dépassées. L’attention retombe sur le déni de Betsy à s’accepter en tant que « reine vampire », ce qui provoque de longs dialogues répétitifs entre les personnages pour la convaincre. De plus, comme on peut s’y attendre, elle est attirée par un vampire ténébreux, Eric Sinclair, mais elle ne veut pas reconnaître son attirance pour lui… Franchement, je me demande bien ce qu’elle lui trouve !

Bien sûr avec la bit-lit, la romance se mêle (presque) habilement à l’érotisme. Cela dit, je dois dire que certaines scènes de sexe m’ont parue un peu ridicule : le personnage de Tina qui accepte « limite » de se faire violer pour assouvir les pulsions d’un humain, les réactions démesurées que provoques les morsures ou encore le membre « très » viril de Sinclair…

Globalement, le livre n’est pas aussi prometteur qu’il le semblait. L’auteur n’a pas su ajouter assez de rebondissements, de sorte que les explications « vampiriques » lassent au bout d’un certain temps.

Au niveau des personnages, Besty est drôle, sympathique mais pas assez passionnée par la mode ! J’attendais avec impatience de voir ce que le mélange chick-lit/bit-lit allait donner ! Malheureusement, peu de résultat.
Sinclair est le vampire séducteur par excellence : sûr de lui et présomptueux. Autant avouer que son sexe démesuré et son goût pour les nombreuses amantes laissent de marbre. Je m’attendais à un érotisme un peu plus recherché !

Pour les amis de Betsy, Jessica la milliardaire et Marc le médecin gay, leur présence manque parfois ! Même si on ne recherchera pas beaucoup de profondeur chez tous ces personnages.

Ce qui m’a le plus séduite finalement, c’est l’autodérision que fait passer l’auteure à travers Betsy. Le grand méchant de l’histoire est grotesque, tout comme ses serviteurs ! Et notre jeune reine, au QI pas forcément très élevé, est choquée par tant de ringardise. Décidément, être vampire ne donne pas le sens de la mode !

Une lecture sympathique, mais qui ne me donne pas envie de me précipiter sur le second tome. Par chance, on devrait me le prêter, car l’acheter m’aurait paru un peu trop risqué.

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