-->

mardi 14 juin 2016

Barcelona



BARCELONA - DANIEL SANCHEZ PARDOS - NOTE: 3,5/5

Historique, Policier

Éditions Presses de la Cité

ISBN : 9782258133983

Prix : 23€

«Après plusieurs années d’exil en Angleterre avec sa famille, Gabriel Camarasa regagne l’Espagne alors consumée par les luttes de pouvoir. Étudiant en architecture à Barcelone, il se lie d’amitié avec un élève un peu plus âgé que lui : Antoni Gaudí. Une personnalité insaisissable, d’une érudition étonnante, et qui a un penchant pour les disciplines ésotériques. Les deux jeunes gens deviennent vite inséparables.
Mais quand la vie tranquille de Gabriel se voit perturbée par un assassinat - dont on accuse son père, le directeur du journal tapageur Les Nouvelles illustrées -, le jeune homme en vient à douter de tout son entourage. À commencer par Fiona, la femme qu’il aime, et Gaudí. Pourquoi son ami connaît-il si bien les bas-fonds de Barcelone et ses habitants peu recommandables ? Que fait-il la nuit parmi eux ? Peut-il vraiment se fier à lui ? »

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Presses de la Cité ainsi que l’opération Masse Critique du site Babelio  pour ce service presse.

Je dois dire pour commencer que le résumé de ce livre ne correspond pas tout à fait avec l’histoire que je viens de lire. Ou bien, je m’étais fait une idée un peu rapide avant de commencer ma lecture. Une erreur qui est sûrement due à la personnalité des personnages…


Parlons-en justement. Gabriel est le bourgeois naïf qui compte toujours sur sa famille pour avoir des sous dans sa poche et de la nourriture dans son assiette. Sentimental, un peu craintif et facilement influençable, le jeune homme entreprend des études d’architecture. Études qui, finalement, seront très peu mentionnées pendant cette lecture. Sauf si l’on oublie Gaudí, l’homme mystérieux passionné par l’architecture, l’art, la réflexion et l’ésotérisme. Si au premier abord on peut trouver ce personnage un peu trop désinvolte et hautain - un genre de Sherlock Holmes espagnol - on apprécie ensuite sa vision de voir le monde, la réalité. À l’inverse de Gabriel qui vit dans un univers riche et donc en décalé avec le reste de la ville, Gaudí navigue avec facilité dans les bas-fonds de la ville et y trouve même un certain contentement. J’ai notamment apprécié sa personnalité plutôt secrète, étrange, ainsi que ses passe-temps pour le moins peu ordinaires mais très… captivants. Une personnalité qui l’amènera à connaître Fiona, l’amie de Gabriel. La jeune femme, qui ne se considère par comme une dame sans pour autant en être honteuse, est illustratrice dans un journal à scandale. Et elle aussi mène une vie peu banale : autrefois à la poursuite du dragon (consommatrice d’opium) Fiona a les ambitions d’un homme et ne se laisse pas intimidé par le sexe fort. Femme indépendante, elle apprécie Gabriel pour son innocence et Gaudí pour son intelligence. Des qualités qui s’avèreront être une faiblesse pour ses deux hommes…

Ces trois personnages vont donc évoluer dans un contexte de plus en plus tendu : incendie, complots, affrontement entre monarchie et république et pour finir, accusation de meurtre pour le père de Gabriel.

Je ne vous cache pas que les premières 200 pages furent difficile à lire. Se remettre dans l’ambiance de l’époque et découvrir les personnalités de chacun des personnages, ainsi que leurs habitudes, m’a paru plus d’une fois assez long. Il faut dire que j’ai peu apprécié la famille de Gabriel, et que le sort de son père me laissait indifférente. En effet, les petites affaires de Gaudí et son étonnante réflexion était pour moi le plus intéressant ! Certes, j’étais quand même moi aussi lancée sur l’affaire et j’émettais plusieurs hypothèses sur le meurtrier et ses raisons… Même si finalement, tout ça s’avère être une question de politique, ce que j’aime moyennement. Mais la fin m’a quand même agréablement surprise, et j’espère que nous apprendrons plus sur Gaudí, Fiona et Gabriel dans un prochain tome !

Autre point négatif : la plume de l’auteur. Ses phrases sont d’une longueur ! Parfois, j’ai cru qu’une seule phrase allait faire toute la page. Du coup, il suffit que vous leviez votre nez du livre pendant quelques secondes pour perdre le fil et devoir recommencer depuis le début. J’en perdais parfois le sens de l’histoire, sachant que l’auteur m’a un peu embrouillé, parfois. Il mélange plusieurs genres dans son livre, au point que je me demandais si je lisais une affaire policière ou les aventures de deux jeunes hommes dans une Barcelone mystique. Je regrette aussi que nous n’en sachions pas plus sur l’appareil photo de Gaudí qui est censé prendre en photo les fantômes !

Barcelona est tout de même un bon livre, que je conseille à tous ceux qui aiment les enquêtes historiques et l’ambiance étrange que répandait à l’époque la consommation d’opium. Voyage vers le dragon garanti !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire