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mardi 9 février 2016

Juste une ombre

JUSTE UNE OMBRE - KARINE GIEBEL - NOTE : 4/5

Edition Fleuve Noir - Pocket

Policier

« D’abord, c’est une silhouette, un soir, dans la rue… Un face-à-face avec la mort. Ensuite, c’est une présence. Le jour : à tous les carrefours. La nuit : à ton chevet. Impossible à saisir, à expliquer, à prouver. Bientôt, une obsession. Qui ruine ta carrière, te sépare de tes amis, de ton amant. Te rend folle. Et seule. Juste une ombre. Qui s’étend sur ta vie et s’en empare à jamais. Tu lui appartiens, il est déjà trop tard… »

À la base, le résumé ne m’intéressait pas plus que ça. C’est surtout la première de couverture qui m’a attirée, et je ne suis pas déçue de cette lecture, finalement ! Mais quand même un peu frustrée.

Revenons d’abord sur les personnages et développons ce résumé un peu vague.

Cloé est une femme talentueuse, qui bientôt, prendra la place de directrice dans l’agence de publicité où elle travaille. Tout lui réussit : son petit ami Bertrand est à ses pieds (du moins, le croit-elle), une brillante carrière l’attend ; Cloé est plus puissante que jamais ! Et les possibles comploteurs qui parlent derrière son dos ne peuvent l’atteindre. Mais une ombre, si.


La jeune femme se fait bientôt harceler par une silhouette noire, floue, qui la suit sans cesse. Cet inconnu déplace des objets chez Cloé, s’invite quand il veut, la terrorise et abuse d’elle. Sans jamais laisser aucune trace de son passage.

En parallèle, le sarcastique mais efficace agent de police Alexandre Gomez, tente d’ignorer l’agonie de sa femme malade en travaillant avec acharnement. Hélas, son épouse meurt et, dans une tentative suicidaire de coincer un malfrat, il commet une grave erreur.

Cloé devient folle, Alex se noie dans sa culpabilité : ils vont pourtant se rencontrer, s’entraider et même réussir à s’aimer. Malheureusement, l’Ombre est toujours là !

L’auteure, de sa plume maligne et ingénieuse, nous plonge efficacement dans l’enfer de ses personnages. Cloé que j’appréciais peu au début pour son attitude hautaine, sa satisfaction à rabaisser les autres, devient ensuite plus attachante, troublée, même si on personnage pose problème ! Parfois, on la croit, on est certain que quelqu’un la suit ! Puis, l’auteure ajoute des éléments suspects, on commence à douter du mentale de cette femme…

Vous l’aurez compris, ce livre nous intègre dans l’histoire, nous place parfois dans la peau de Cloé, de celle de son entourage, de Gomez ou même de l’Ombre !

Angoisse, fascination, interrogation, suspense, tragédie : Karine Giebel ne nous épargne pas et c’est avec une frustration grandissante et une immense colère, que l’on découvre la fin ! Je ne dirais rien là-dessus, bien sûr, mais c’est si rageant ! Tout est sous nos yeux mais on se laisser berner comme Cloé ! Même si c’est agaçant de lire un tel final, l’auteure mérite des félicitions pour cette manipulation grandiose. Combien de fois ai-je pesté devant le refus des gens à croire que Cloé était bel et bien harcelée, et non folle. Un livre qui nous faire réagir, c’est le moins que l’on puisse dire !

J’ai enlevé cependant un point pour deux raisons : les phrases courtes, hachées, qui sont parfois un peu gênantes à lire, et le manque parfois de descriptions physiques des personnages.


Et enfin, pour cette pauvre Cloé ! Ignoble ! Plus sérieusement, c’est parce que j’aurais vraiment aimé un destin plus… adéquat à cette terrible Ombre. Bien sûr, l’épilogue nous rassure sur certains points, mais… Quelle histoire horrible ! 

2 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas ce livre. Tu as raison, la couverture est sympa.

    " Tout est sous nos yeux mais on se laisser berner comme Cloé ! Même si c’est agaçant de lire un tel final, l’auteure mérite des félicitions pour cette manipulation grandiose."
    C'est malin, maintenant je vais être obligé de le lire pour voir si je devine la fin :)

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    1. Si tu le lis, tiens moi au courant ! ^^ Je veux savoir si toi aussi tu rages à la fin de ce destin... je ne dis plus rien lol x)

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