-->

vendredi 18 décembre 2015

Passade la plus terrible : le français, cette cruelle langue

Aujourd'hui, je reviens sur un point que j'avais abordé brièvement dans mes précédents articles. Les fautes : l'ennemi redoutable de l'auteur, qui perd ses lecteurs dès que les erreurs s'amassent au fil des pages. Certes, on pourra trouver des coquilles même dans le meilleur des ouvrages, mais il est essentiel que l'écrivain maîtrise bien son français pour capter toute l'attention de son lecteur. La preuve, avec moi, il suffit qu'un mot se répète dans une même page pour que je fixe là-dessus pendant tout un chapitre ! (je vous l'avez dit, je suis bizarre).

 Il faut donc penser à bien maîtriser sa langue avant de suggérer son livre à une maison d'édition ! 


Choisir le temps de son récit


Aujourd'hui, nombreux sont les auteurs qui préfèrent raconter leur histoire au présent. Parfait, moi je préfère l'imparfait (jeu de mots pourri, on oublie). Bref, que l'on ai une préférence pour un temps n'a aucune importance du moment qu'on le maîtrise.Et là, je sens déjà plusieurs personnes à deux doigts de quitter mon blog, peu enclines à admettre leur pire faiblesse : le français. 


Rappel : dans notre langue, qui aime être compliquée, il y a des modes personnels et impersonnels. Je sens déjà que certains m'ont quittée. Simplifions ! Vous vous rappelez au moins les temps de l'indicatif : présent, imparfait, passé simple, futur simple et conditionnel présent ? Non, toujours pas ? 


Voilà, vous avez la preuve que vous écrivez votre récit avec votre français, ce qui va freiner sa lecture. Bien sûr, l'erreur est humaine, et si les correcteurs existent, ce n'est certainement pas pour rien. Néanmoins, tout éditeur exige au moins un minimum de fautes, c'est pourquoi vous devez situer votre histoire dans le temps.

Si votre récit est au présent, tout les verbes, même les dialogues, devront l'être. Il faut alors réviser le temps le plus simple de notre langue, le présent de l'indicatif, avec son subjonctif, son impératif et ses participes.  De plus, si certains paragraphes sont des retours en arrière, utiles pour raconter le passé de votre personnage, le passé composé va devoir interférer dans votre récit. Pour cela, je vous conseille deux choses :
  • la première : le Bescherelle. Horrible bête avec un nom terrible, il va devenir pourtant votre meilleur ami.
  • la seconde : lisez des livres au présent, notez les verbes dont vous ne comprenez pas la conjugaison, recopiez ceux qui vont vous être utiles et vous serviront d'exemple pour comprendre. 

Ne croyez pas que c'est impossible ! J'étais vraiment nulle en français, pire que maintenant (au cas où des fautes se trouvent dans mes articles), et j'ai appris toute seule avec cette méthode qui consiste à prendre exemple sur les autres.

En revanche, si votre récit est au passé, vous allez devoir revoir l'imparfait, le passé simple (une bête encore plus pénible), le subjonctif de l'imparfait et... plein d'autres choses. Comme aussi les participes passés, qui sont nombreux dans les récits. Une fois de plus, je vous conseille de lire des romans au passé. Entraînez-vous à souligner les verbes qui vous intriguent, à chercher leur conjugaison et à force, cela deviendra un automatisme. 

Orthographe, Grammaire, Vocabulaire & Cie : 


Vous avez le droit de vous tromper sur l'orthographe d'un mot, personne n'est un dictionnaire ambulant. Mais si vous en êtes encore à confondre "et" et "est", "à" et "a", que vous écrivez ce mot de cette façon : "lontant" pour "longtemps" et que le langage SMS est votre ami, il est clair que l'édition de votre roman va prendre du temps ! Comme méthode, il en existe toujours une plus barbante que l'autre. La première est de revoir ses cours, bien sûr. Beaucoup de sites fournissent des leçons simples à comprendre, n'hésitez surtout pas à les lire.La seconde, comme toujours, est de lire le plus possible.



Après, si j'ai le temps (parce que des fautes, il y en a dans mon livre, malheureusement !) je veux bien me proposer pour lire un passage de votre récit et ainsi, vous dire quelle partie de la langue française vous ne maîtrisez pas. J'irais même jusqu'à vous conseiller les leçons pour obtenir un bon résultat, mais je ne peux pas faire des miracles non plus ! Et puis, si je commence à vous donner des leçons sur mon blog, j'ai peur que le nombre de visites ne chute...

Bref, devenir auteur, c'est prendre le temps de se torturer avec notre précieux français ! 

4 commentaires:

  1. Ah les phôtes, on sous-estime l'impact qu'elles ont sur la lecture. Je ne suis pas un grand détecteur à fautes et du coup je ne me focalise pas dessus. Enfin, si je commence à en repérer par contre, c'est fichu, je sors du texte.

    ça ne veut pas dire que je n'en fais pas. Et puis, parfois il y a des ambiguïtés dans la langue française et il n'est pas toujours évident de tout bien faire. J'ai un peu de mal parfois avec les côtés transitifs, intransitifs et leurs accords: Elle s'est fait peur mais elle est bien faitE.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui la langue française, c'est vraiment compliquée, comme certaines ambiguïtés, comme tu dis ! Franchement, avant j'écrivais sans m'en soucier, mais j'ai été traumatisée par des lecteurs intransigeants x) Après, une faute qui traîne, c'est pas dramatique non plus ^^

      Supprimer
  2. Le traqueur de répétition. J'ai un peu le même problème depuis que j'écris. j'ai tellement passé de temps à les chercher dans mes textes que maintenant, je bloque aussi dessus.
    Personnellement, je n'arrive pas à me concentrer sur l'orthographe ou la grammaire quand j'écris. Du coup, mes textes regorgent de fautes et j'avoue qu'Antidote me sauve la vie. Mes relecteurs m'ont aussi beaucoup aidé pour traquer les dernières fautes. Remarque, après avoir corrigé des centaines de fois les mêmes fautes, c'est devenu des automatismes et je les fait quand même beaucoup moins.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui tout à fait ! En plus, à force de chercher des fautes, on se lasse du texte. Enfin, pour ma part ! Je n'arrive plus à les voir parfois, tant je connais mon récit par coeur...

      C'est clair qu'à force, c'est plus un réflexe qu'autre chose ! Après, les fautes inattention ne semblent moins grave que celles qui montrent clairement qu'on ne connait pas le français.

      Supprimer