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samedi 31 octobre 2015

Nos étoiles contraires

NOS ÉTOILES CONTRAIRES - JOHN GREEN - NOTE : 2,5/5

Edition Nathan
Jeunesse


"Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie. "

Quelle était ma joie en découvrant ce livre à la bibliothèque ! Motivée par toutes les bonnes critiques des lecteurs, je me jetais dessus, croyant avoir trouvé LA lecture de ce mois…. Une fois de plus, la médiatisation m’a eu. Ou tout du moins, à moitié, car j’aurais encore plus regretté de l’avoir acheté !


« Nos étoiles contraires » ne doit son succès qu’à sa forte publicité. Une publicité mensongère, qui plus-est. Peut-on m’expliquer en quoi ce livre était-il « lumineux » ou « drôle » ? Il est triste, platonique et agaçant.

L’histoire en elle-même ne délivre aucun rebondissement, aucune surprise. Bien sûr, je ne m’attendais pas à ce qu’un couple de cancéreux vive une aventure palpitante, mais c’est si plat ! 

Les chapitres défilent, fades, dans une mélancolie sans borne. Une fois de plus, vous pourriez me rappeler que la maladie ne rend pas très joyeux, cependant, pourquoi avoir vanté l’humour de ce roman, alors ? Et encore, ce n’est pas tellement le cancer, ou la mort, qui m’a donné le cafard à la fin de ma lecture, mais Hazel !

Son personnage m’a peu convaincu. Sa philosophie, son air hautain et sa manie de toujours contredire les dires ou les actes de ses proches en pensant qu’avoir un cancer rend plus intelligent, m’ont horripilée ! Pour résumer « J’ai un cancer, alors ferme-la, je comprends mieux les choses que toi. Eh oui, moi je lis des livres que personne ne saisit, je te rappelle ! » Car cette histoire de livre ultra-intelligent, que seule Hazel puisse décrypter dans toute sa splendeur est barbante.

Je m’en fichais, de ce bouquin (je parle du livre préféré d’Hazel, hein ! enfin… ) Tout comme de l’auteur, Peter Van Houten, encore un personnage philosophe pathétique, qui se donne de la valeur avec de grands mots. C’est ce que lui reproche Hazel d’ailleurs, même si à bien y réfléchir, elle lui ressemble beaucoup…

Que la maladie pousse au cynisme, je peux entièrement le comprendre. C’est un sentiment normal, et les réflexions philosophiques sur le pourquoi de la mort, de l’oubli ou de la place de l’Homme dans l’Univers, sont des sujets intéressants. Mais, pour moi, ces questions ne s’accordent pas avec des adolescents. Ou bien, il aurait fallu des dialogues en accord avec leur âge ! Et plus de naturel ! Au fond, on a l’impression que ces cancéreux ne servent que de prétexte à John Green pour sortir quelques analyses sur la vie. Hazel comme Gus (l’amoureux maudit d’Hazel), semblent réciter un texte trop compliqué pour eux.

Le reste des personnages sont en arrière-plan, considérés comme des naïfs débiles par Hazel et Gus. Gus, à ce sujet, s’avéra le plus sympathique bien qu’Isaac me semblera le plus réaliste de tout ces jeunes cancéreux !   

La fin, prévisible, me laisse de marbre. J’ai eu très envie en fait que ça se termine.

Alors, oui, ce n’est qu’une critique négative parmi des milliers de positives, et peut-être ne suis-je qu’une insensible trop vieille pour apprécier une romance tragique d’adolescents… En tout les cas, « Nos étoiles contraires » est une grosse déception, pour moi. 

4 commentaires:

  1. J'aime la franchise de cet avis. Le livre me laissait sceptique, je me demandais si je devais le lire. Et le film m'a confirmé dans l'idée que c'est sympa, mais pas de quoi fouetter un chat...

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    1. Non en effet. C'est pourquoi je me méfie quand un livre est hyper médiatisé

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  2. On a beaucoup entendu parler de ce livre, mais j'ai souvent peur des livres trop médiatisés... du coup je me méfie et à lire ton avis j'ai bien fait je crois de ne pas avoir tenté l'expérience...
    En tout cas j'aime beaucoup ton avis, il est sincère et je trouve cela très bien.

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  3. Merci ! :) Oui, il faut se méfier des livres trop médiatisés. Après, peut-être je respecte ceux qui l'ont trouvé sensationnel, chacun son avis ^^

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