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dimanche 6 septembre 2015

Une ou deux méthodes pour éviter... le terrible mot de refus !



Comme vous, je suis à la recherche en ce moment d'une boîte d'édition qui conviendrait à mon livre (encore en cours de rénovation, si je peux dire). Oui mais voilà, où l'envoyer, comment, que dire pour plaire et éviter de gonfler royalement nos chers amis (l'hypocrisie a du bon, parfois) les éditeurs ? Après plusieurs heures de recherches sur Internet et, quelques refus (il faut bien se lancer un jour, hélas), voici une ou deux méthodes :

PARTIE 1


Bon titre, bon début


Le titre, c'est ce qui définira au mieux votre manuscrit. Certes, ce n'est pas ce qui nous vient tout de suite à l'esprit dès les premières pages écrites. Au contraire, on a tendance à avancer dans notre livre sans se soucier en tout premier du titre. Mais il faut, plus tard, que ce dernier soit accrocheur, qu'il interpelle le lecteur, qui lui tape dans l'oeil ! Qu'il lui dise : "Bam, prend-le ce p*** de livre !"

Il vous faut donc chercher qu'est-ce qui correspondrait au mieux pour votre roman : un seul mot, concis, clair, qui laisse une part de mystère ? Une courte phrase, digne d'une citation, qui n'a pas vraiment de sens tant qu'on ne l'a pas lu ? Si votre écrit prête à sourire, un titre drôle ou sarcastique peut en effet être adéquat. Pour un style fantastique, le mieux est d'éveiller la curiosité du lecteur, lequel essaie peut-être de trouver un roman mélangeant magie et combat ? Vampires ? Aventures ? Mettez-vous à la place du lecteur le plus souvent possible ! Si vous écrivez de la romance le titre "Amour" ne suffira sans doute pas à interpeller les gens, surtout si vous êtes un jeune auteur. Faites un tour dans les librairies, tenez-vous à jour des actualités littéraires et, surtout, n'hésitez pas à demander des avis à votre entourage !

De même, le début doit séduire le lecteur, lui donner envie de lire la seconde page. Après-tout, je fonctionne aussi ainsi. Je lis la première page, me renseigne sur le style d'écriture, le petit bout d'intrigue, le personnage qui entre en scène. Erreur à ne pas faire si vous écrivez de la S-F, ou de la fantasy : raconter toute l'histoire d'un pays, d'une planète ou d'un village en entière. Une horreur ! Vous seul devez savoir en détails le passé de votre héros et de son environnement. En revanche, le lecteur n'a pas besoin de savoir qu'en 1966 le pays "Machin chose" a subi une forte canicule pendant six mois. Sauf si, vraiment, cela est un renseignement crucial pour la suite. On évite donc trop de détails dès le début, seul Jules Verne pouvait se permettre de nous assommer autrefois de toutes les mesures des objets présents dans ses œuvres. 

La clé pour plaire, est donc la curiosité ! Oui, c'est un vilain défaut mais, pour cette-fois, cela pourrait peut-être vous permettre d'être publié !

Trouver l'intrigue de votre histoire 


Cela fait partie des phases les plus dures : chercher une intrigue qui donnera envie au lecteur de poursuivre
jusqu'à la dernière page. Qu'une solution, se creuser la cervelle pour dénicher THE intrigue ! Et pour ça, il faut savoir sortir du lot. D'accord, j'admets que toutes les ficelles possibles ont plus ou moins été exploitées avant que vous vous mettiez à écrire votre bouquin. Mais maintenant, au moins, vous êtes averti, être écrivain est un travail d'imagination. 

Vous-même, vous l'avez constaté, dès qu'un best-seller séduit toute la planète, trente livres du même genre sortent ensuite, comme-ci les éditeurs nous prenaient pour des malades atteints d’Alzheimer. Les amateurs de vampires, comme ceux de Twilight, ont pu lire de six à vingt histoires ressemblantes à cette saga. Et les malheureux fans de 50 Nuances de Grey (que je ne pardonnerai pas pour avoir aimé... cette chose !) ont découvert 50 000 milles façons de remanier ce livre avec d'autres personnages. 

Bien sûr, tôt ou tard, vous allez écrire une scène, ou décrire un personnage qui pourra rappeler un autre roman. Mais on vous le pardonnera si ce n'est qu'une ou deux fois. Sachez donc étonner l'éditeur qui, s'il reste de marbre devant votre livre, s'en débarrassera aussitôt. Il vous faut donc trouver un détail original,  une personnalité peu exploitée par les autres auteurs  pour séduire maison d'édition et lecteurs.


Personnages 


Une fois de plus, votre imagination sera votre principal outil de travail. Des personnages avec une personnalité travaillée, bien définie, qui évolue au fil des pages, ou des tomes, plaira aux éditeurs. Car rien n'est plus terrible que des personnages placides, ennuyants, dont on se fiche bien qu'ils vivent, souffrent et meurent. Limite si ce n'est pas une joie que l'auteur achève notre torture en le tuant "Crevé, enfin ! Il me saoulé avec sa maîtresse indécise et son idiot de bambin !" 

Sans tout dévoiler d'un seul coup, définissez la personnalité des personnages, leurs motivations et leurs places dans l'histoire. Cela dit, si votre héros se rend au supermarché, inutile de raconter que la caissière est une mère de trente-deux ans qui rêve secrètement d'ouvrir son restaurant de sushi et de larguer son mari, enraciné dans le canapé, pour le voisin du dessus. Le lecteur s'en fout. Par contre, il veut savoir si votre héros est plutôt objectif, pessimiste, s'il croque la vie à pleine dent ou, au contraire, se conforte dans son chagrin depuis un terrible drame. Sachez le décrire autant physiquement que personnellement, mais sans tout dire de suite ! On ne veut pas d'une fiche de renseignements ! Évitez aussi les clichés, les personnages trop parfaits, trop beaux et finalement trop peu crédibles pour être attachants. Bien sûr, votre héros ou héroïne ne doit pas ressembler à Quasimodo et avoir un QI de bulot pour sortir... eh bien, du lot ! Non, une fois encore, mettez-vous à la place du lecteur : est-ce que j'aimerai que mon héroïne soit toujours butée du début jusqu'à la fin ? Cela ne serait-il pas lassant ? Mon héros, à force de se conduire tout le temps en séducteur, n'est-il pas un peu plat ? Sa description n'était-elle pas un répétitive ? Non au stéréotype ! 
Posez-vous un tas de question pour réussir ! 

La suite bientôt !

3 commentaires:

  1. Joli article de conseils!
    Comment t'y prends-tu pour trouver tes intrigues et tes personnages?

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    1. Merci !
      Je construis mes intrigues à partir de ce que j’aime écrire, en fait. Disons par exemple que je veux écrire une histoire d’amour compliquée. D’abord, j’établis la personnalité de mes personnages. Et ce que je veux leur faire faire sans tenir compte de l’histoire en elle-même. Exemple, Julie, secrétaire, va tomber amoureuse d’un riche play-boy égocentrique. Ça y est, Julie est créée (grosso-modo bien sûr). Maintenant, il me faut m’occuper du play-boy. Cet homme s’appellera John, et aura vécu une histoire très sulfureuse et douloureuse avec sa maîtresse. Et ainsi de suite, je m’occupe de définir la personnalité de cette maîtresse. C’est un peu comme un jeu de domino. Ensuite, après avoir trouvé mes personnages, je cherche à les lier avec plus de « finesse » entre eux. Je revois aussi mon histoire principal, mes envies, ce que j’ai envie qu’ils fassent tous. Et tout doucement, le scénario s’établit dans ma tête, j’élimine les personnages ou les détails qui ne plairont pas aux lecteurs. J’espère que j’ai répondu à ta question ! Je compte d’ailleurs continuer ma chronique sur l’aide pour réussir son livre... Après bien sûr, chacun à sa méthode pour réussir.

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    2. Merci pour ta réponse.

      C'est en effet pas bête du tout de commencer par les personnages et de les faire se rencontrer, ça évite qu'ils aillent trop facilement dans le sens de l'histoire et que du coup ils soient prévisibles.

      Au plaisir de lire la suite de cette chronique!

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