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vendredi 25 septembre 2015

Une ou deux méthode pour éviter... le terrible mot de refus ! (partie 2)

PARTIE 2


Pour ceux qui avaient lu la première partie de cette chronique, j'enchaîne donc avec la suite des règles essentielles qui peuvent vous permettre de réussir dans le mode terrible de l'édition. Certes, l'article est un peu long, mais j'y ai vraiment consacré du temps pour vous aider !

Un but


Écrire un livre est une chose compliquée à faire c’est pourquoi, avant de taper vos premiers mots, vous devez savoir ce que racontera votre histoire ? Quel est son  but ?
Les éditeurs partent du principe que toutes les histoires possibles ont déjà été écrites, vous les étonnerez donc rarement avec la vôtre. Pourtant, si votre roman possède un but bien précis, il se peut que vous réussissiez à être publié.


Bien sûr, on ne vous demandera par un final qui ressemble à une thèse, ou donne une morale. Il se peut même que votre livre possède une fin sans explication, qui suscite des tas de question ? 
Dans tout les cas, il faut que vous sachiez dans quoi vous voulez amener le lecteur. Votre récit devra-t-il le faire rire, pleurer, rager ? Il vous faut le faire réagir ! C’est bien là tout le but d’écrire un roman : l’auteur veut faire vivre son histoire à travers le lecteur.

Mettez-y donc du cœur quand vous écrivez. Donnez toutes les émotions possibles à vos personnages, promenez le lecteur dans votre roman, si je peux dire. Une histoire plate, où l’on ressentira que vous-même n’êtes pas très intéressé, découragera le lecteur. Une fois de plus, la clé est de se poser pleins de questions : Est-ce que moi-même j’aimerais suivre les aventures d’une fille qui passe tout son temps au shopping et à se plaindre ? Ou le récit d’un homme dont la vie trop tranquille est monotone ?

Pensez à ce que vous aimez, vous. Par exemple, quand je choisi un livre, j’aime qu’un certain suspense soit établi, que les personnages possèdent de multiples facettes et que l’auteur sache conserver l’intrigue jusqu’à la fin. Et ce que ce soit pour un roman fantastique, romantique, ect…

Trop de mots


C’est comme ça, je l’ai constaté lorsque l’on m’a donné des conseils sur plusieurs forums, les jeunes auteurs écrivent avec trop de mots. Je m’explique : quand on débute, que l’on commence à maîtriser certains mots ou expressions encore inconnus il n’y pas si longtemps, on a l’envie irrésistible de les écrire à chaque phrase. On se dit « Tiens, il est pas mal ce mot. Ça ferait un synonyme plus classe, allez vas-y je le mets ». Erreur fatale, qui peut même s’avérer ridicule. En tant que jeune auteur, vous devez trouver petit à petit votre style d’écriture. Quelque chose de simple, concis, où la description est précise sans être redondante, séduira les éditeurs. Ils comprendront que vous n’êtes pas l’auteur le plus cultivé qu’ils aient lu, mais vous maîtrisez déjà un point essentiel. À savoir : racontez votre histoire sans en faire des tonnes.

N’abusez donc pas des descriptions trop lourdes. Variez-la pour éviter les répétitions, mais ne cherchez pas à faire excessivement compliqué.
Exemple : il n’est pas important de savoir que la voiture de votre héros est une magnifique Camaro de 1978, que sa couleur oscille entre le bleu nuit et le noir le plus profond, que ses gantes chromées reflètent la lumière au soleil, qu’une petit éraflure zèbre son flanc droit, etc. Sauf si votre personnage adore sa voiture et qu’elle ait un point important dans votre récit, toute cette description ennuiera le lecteur. Et j’en reviens encore une fois aux amateurs de Science-fiction qui tentent à leur tour d’écrire un roman futuriste. N’écœurez pas le lecteur avec la description complète du vaisseau spatial ! Excepté les fins connaisseurs de S-F, les autres ne comprendront que la moitié de votre description. Bien sûr, vous n’allez pas vous priver de montrer toute votre culture à l’éditeur, mais allez-y en douceur.

Pour conclure ce paragraphe, je terminerai avec un conseil précieux d’un ami : Quand tu écris, penses toujours à réduire. Réduis, réduis. Enlève les adjectifs en trop, remplace-les tous par un verbe, un mot qui rendra ta phrase bien plus légère.

La chasse aux fautes


Si trouver une intrigue vous fait souffrir, apprendre à ne pas faire de fautes sera un vrai calvaire. Certes, si les correcteurs existent, c’est bel et bien parce qu’il y est  presque impossible de soumettre un manuscrit sans erreurs. Après tout, l’erreur est humaine… Et vous trouverez certainement des fautes dans mes articles ! Hélas…Mais il est clair que si vous envoyez votre manuscrit bourré de fautes, l'éditeur va un peu réagir comme ça... 



En tout premier, il va falloir revoir votre niveau en français. Savez-vous conjuguer vos verbes à l’imparfait, au passé simple, au participe passé ? Et l’orthographe, ça vous dit quelque chose ? J’en vois déjà qui commence à paniquer. Pas de stresse, vous avez séché plusieurs cours de français, on ne va pas en faire un drame. Mais aujourd’hui, si vous désirez toujours être auteur, il va falloir faire confiance à votre plus fidèle ami, le Bescherelle.

Tout le monde en est capable, il n’est pas question d’intrigue, de recherches compliquées, il vous faut juste corriger vos lacunes. Lorsque vous écrivez, munissez-vous d’un dictionnaire classique, mais aussi de synonyme pour enrichir votre vocabulaire, et du Bescherelle.
Avec ces trois outils, impossible de vous tromper ! D’accord, notre langue reste une des plus complexes (inutilement hélas), il va donc falloir vous armer de patience avant de tout maîtriser à la perfection. Heureusement, votre ami Google est là, lui aussi. Si certaines règles vous semblent trop confuses, n’hésitez pas à faire quelques recherches, quittes à visiter des sites scolaires de français. En effet, c’est là que tout y est le mieux expliqué ! Et ensuite, si vous avez la chance de connaître un ami doué en français, parlez-lui de votre livre, montrez-vous le plus hypocrite possible, hum, je veux dire le plus gentil possible pour qu’il vous aide. Sérieusement, faites-vous relire par votre entourage, faites des pauses lorsque vous écrivez et attendez plusieurs jours avant d’entreprendre une correction. Sinon, vous allez saturer et vous écœurer de votre livre.

Présenter son livre


Après la difficile phase d’écriture, il va falloir rendre présentable votre livre. Eh oui, tout ces papiers qui traînent partout sur votre bureau... ce ne serait pas votre livre par hasard ? 

Déjà, sauf si la maison d’édition l’autorise, n’incluez aucune image, carte ou couverture faite maison dans votre manuscrit. Cela ne vous donnera pas plus de chance d’être sélectionné, au contraire. Ensuite, choisissez une police d’écriture classique, comme « Times New Roman », taille 12, avec des marges normales, si l’éditeur ne précise pas ses préférences. Dans le cas contraire, suivez-bien les instructions, elles peuvent être un motif de refus si vous les ignorer. Renseignez-vous bien sur la façon dont vous devez envoyer votre manuscrit, par mail ou par envoie postale. C’est très important.

Ensuite, avant de choisir une maison d’édition, renseignez-vous sur la ligne éditoriale de celle-ci. Si vous envoyez votre polar aux Éditions Harlequin…  Attendez-vous direct à un refus.

Passons aux lettres d’accompagnements. Sachez présenter votre livre le plus humblement possible tout en montrant que vous êtes persuadé qu’il plaira aux lecteurs. Cela dit, je tiens à vous prévenir, certains éditeurs aiment les auteurs humbles, alors que d’autres préfèrent ce qui se vantent un peu. C’est ainsi, et on ne peut pas le prévoir. Trouvez-donc un juste milieu.
Dans votre lettre, soyez concis, suivez-bien ce que l’on vous demande de mettre. Évitez de parler de votre vie en détails, ne mentionnez pas les noms des gens ou des auteurs plus ou moins célèbres qui vont ont lu. L’éditeur s’en fiche, seul sa propre opinion comptera à ses yeux.

Parfois, une lettre argumentative peut vous être demandé. J’en ai déjà fait, c’est encore plus compliqué qu’écrire un résumé ou synopsis, ce qui en dit long. Dans cette lettre, vous devez démontrer que votre livre correspond parfaitement à la ligne éditoriale de l’éditeur, que le lecteur sera plus que convaincu par cette histoire originale, sensationnelle… Là, je vous conseille d’abuser un peu des adjectifs. Parlez de vos personnages, de leur personnalités, du lien qui les unis et permet de ficeler toute l’intrigue de votre histoire.
Je veux bien vous aidez si vous peiner avec ce type de lettre.

Le grand résumé :


Dans ces deux parties, je vous ai fait un rapide résumé des règles à suivre pour avoir toutes vos chances d’être publié. Je parle donc peu de méthode pour écrire, mais surtout des choses à ne pas faire. Je reviendrai plus tard en détails sur certains points, en vous donnant des méthodes. Mais pour le moment, résumons les quelques règles pour séduire ces êtres si difficiles, les éditeurs :

  • Trouvez un titre percutant, évitez les plagiats, cherchez à être original sans en faire trop.
  • Pensez à créer un début qui donnera au lecteur envie de poursuivre, sachez piquer au vif sa curiosité.
  • Travaillez vos personnages, donnez-leur de la profondeur, évitez les clichés et faites-les évoluer.
  • Cherchez une intrigue accrocheuse et donnez un but à votre histoire. Quel message ou émotion cherchez-vous à faire ressentir aux lecteurs ? Où voulez-vous l’emmener, dans votre livre ?
  • N’abusez pas des jolis mots. Tant que votre récit est clair, aucun éditeur ne s’en plaindra.
  • Corrigez vos fautes, sinon, elles vous pourriront la vie.
  • Enfin, suivez les règles imposées par l’éditeur. Mettez votre texte en forme comme demandé et n’oubliez pas la lettre d’accompagnement.


En espérant que tout ces petits conseils vous aideront à progresser et à réaliser votre rêve de jeune écrivain !





2 commentaires:

  1. Merci pour ce super article!

    Je suis d'accord avec la majeure partie du billet, voire même avec tout. J'insisterais de mon côté sur deux points: l'intrigue, avant d'être passionnante et accrocheuse et innovante doit être cohérente. Je préfère une intrigue simple mais logique et claire à quelque chose de faussement complexe. Faire simple n'est pas un manquement de la part de l'écrivain, c'est une force. Comme tu le dis, ça s'implique également à la structure des phrases et au vocabulaire. Attention, simple ne veut pas dire cliché ou manichéen, mais cohérent et compréhensible.

    Le 2nd point, c'est la ligne éditoriale. L'exemple d'un polar chez Harlequin est très parlant, mais à priori beaucoup d'auteurs le font. Il faut bien regarder le catalogue d'un éditeur et si son livre y serait à sa place, le proposer. Sinon tout le monde perd son temps.

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    1. De rien et merci de l'avoir lu !

      En effet tu as raison, une intrigue simple qui tient la route vaut mieux que quelque chose de trop complexe pour qu'on adhère.

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