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lundi 28 septembre 2015

Dis-moi que tu m'aimes

DIS-MOI QUE TU M'AIMES - JOY FIELDING - NOTE : 4/5

Edition : Michel Lafon
Policier, Suspense


"Une nuit, planquée dans un buisson à espionner un suspect, la détective privée Bailey se fait surprendre par un inconnu qui la viole, en lui susurrant ces paroles glaçantes : "Dis-moi que tu m'aimes."
Commence alors pour la jeune femme une longue descente aux enfers. Elle ne dort plus, fait toujours le même cauchemar, se lave frénétiquement plusieurs fois par jour, traque le moindre bruit. Et revit la scène encore et encore... Qui est son violeur ? Le voisin bizarre qu'elle épie toute la journée à travers ses jumelles ? Son ex avec lequel la rupture fut extrêmement violente ? Chaque passant ressemblant de près ou de loin à la silhouette de son agresseur devient son suspect numéro un..."

Une vraie réussite ! On plonge dans un thriller angoissant, où les pensées les plus intimes de Bailey semblent devenir les nôtres.


L’héroïne, traumatisée par son viol, perd toute l'assurance que lui avait permis d'acquérir son métier de détective pour n'être qu'une fille fragile cloîtrée dans son appartement. Elle craint tout les hommes, se repasse en boucle la scène de son viol et finit peu à peu par perdre la tête. Du moins, c'est ce que semble croire les policiers à chaque fois que cette dernière crie au loup inutilement, croyant reconnaître son violeur à chaque coin de rue... Jusqu'à ce qu'une partie de sa famille, éloignée par un divorce et un héritage disputé, refasse surface pour l'aider... ou l'enfoncer ?

Inutile de vous en dire plus sur l'histoire, je gâcherai tout l'intérêt de ce livre. En tout les cas, l'auteure a su me rendre aussi paranoïaque et alarmée que Bailey. Avec elle, j'ai cherché  au long de ma lecture à trouver ce violeur tout en rencontrant des personnages plus sombres les uns que les autres : 

Un ex-copain violent, un frère accro à l'herbe incapable de décrocher un job, une famille mystérieuse accaparée par l'idée de partager l'héritage d'un père commun, un voisin narcissique qui n'hésite pas à montrer ses ébats à la vue de tous et, au milieu de tout ça, on se retrouve perdue comme Bailey, à suivre son espionnage grâce à ses jumelles.

Voyeuriste, comme dit la quatrième de couverture, Joy Fielding nous donne un thriller aussi prenant que Fenêtre sur Cour d'Alfred Hitchcock. La plume de cette auteure nous décrit avec une précision effrayante les terreurs de Bailey, ses pensées, son passé ; un vrai régale à découvrir. Car tout l'intérêt de ce livre n'est pas seulement de découvrir l'identité de violeur, mais de savoir comment Bailey a pu en arriver là et si, grâce à sa famille ou non, elle va réussir à s'en remettre ?

C'est pourquoi la fin, un peu rapide, ne nous donne pas la motivation du violeur lorsqu'on découvre son visage. Au fond, ça n'a pas d'importance si ce n'est qu'il est bien plus proche que ce que Bailey le pensait... Certains pourront juger ce final un peu gênant, pour ma part, j'ai trouvé qu'il clôturait à merveille cette enquête !

A lire de toute urgence si vous êtes un amateur du genre !  

6 commentaires:

  1. Bonjour,
    Voici une chronique qui me donne vraiment envie de lire le livre !! Merci d'avoir partagé ton avis !

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  2. Réponses
    1. En effet ! Au plaisir de découvrir si on partagera le même avis après ta lecture !

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  3. Il a tout pour me plaire ce livre, merci pour ta chronique qui me donne très envie de le lire :)

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