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samedi 4 juillet 2015

Le Diable s'habille en Prada

LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA - LAUREN WEISBERGER - NOTE : 3/5

Edition : Pocket
Chick-Lit


"Andrea, journaliste débutante fraîchement débarquée de province, est engagée comme assistante personnelle de la rédactrice en chef de Runway, un grand magazine de mode new-yorkais. Un job prestigieux que tout le monde lui envie... Sauf que le rêve se transforme très vite en cauchemar... Andrea se retrouve propulsée du jour au lendemain dans un univers hostile, peuplée de créatures aux langues fourchues et aux silhouette acérées. Une drôle de secte dont les dieux ont pour noms Prada, Armani ou Versace... Miranda, sa patronne, tyrannique et narcissique, la traite comme bonne à tout faire, corvéable à merci et Andrea se retrouve chargée des "missions" les plus improbable : affréter un jet priver pour expédier le dernier Harry Potter aux enfants de Miranda qui vivent en Europe, localiser LA boutique dont Miranda a oublié le nom, mais où elle a repéré le meuble de ses rêves, faire en sorte que les repas de la diva soient toujours à l'exacte température... Alors que la poudre aux yeux se dissipe, Andrea commence à comprendre que "le job pour lequel des millions de filles seraient prêtes à mourir" pourrait bien la tuer, elle ! "

Puisque je n'ai pas vu le film (pas encore), je ne pourrais donc pas faire une comparaison entre les deux. Ce qui peut-être n'est pas si mal, évitant la liste de choses différentes entre le roman et l'adaptation cinématographique...

Comme le raconte déjà le résumé, on a là une assistante, Andrea, qui ne s'intéresse pas du tout à la mode mais qui voit en ce job l'opportunité de grimper les échelons beaucoup plus vite. En effet, un an chez Runway lui permettrait d'enrichir son C.V, obtenir des faveurs et ainsi être employée au New Yorker, son journal préféré... Mais ce qui semble si simple, si facile et rapide va vite se transformer en cauchemar.

Sa patronne, Miranda, est tyrannique, froide, incapable d'éprouver d'émotions, semble-t-il. Et Andrea devient son larbin qu'elle humilie, maltraite, presque torture sans l'ombre d'un remords. Cependant, même si j'ai éprouvé de la colère et de la sollicitude pour Andrea, on pourrait tout de même se dire que personne ne l'a forcée à accepter ce poste ! J'ai donc eu plus de peine pour son entourage que pour elle. Disons que quelque part, Miranda m'a semblé plus à plaindre : elle tyrannise ses employés parce qu'elle doit savoir au fond que personne ne la voit en tant que personne qui a réussit sa vie, un être humain, mais plus comme une chance de promouvoir leur carrière grâce à elle. Du coup, on pourrait presque croire qu'elle s'amuse à les maltraiter puisqu'ils sont prêts à tout pour réussir !

On saisit aussi assez vite que Miranda a tout sacrifié pour sa carrière et, lorsque enfin, Andrea commence un peu à lui plaire, à se montrer convaincante, elle lui fait le compliment le plus terrible qui soit : "Vous me faites penser à moi à votre âge". Autrement dit, à une femme qui préfère ignorer toute sa famille, son petit-ami, qui devient insensible, pour son travail ! J'ai apprécié ce retournement de situation alors qu'Andrea était si proche du but !

Cela dit, ce livre restera une histoire légère, pas vraiment approfondie. J'espérais plus de piquants dans les dialogues, que Miranda et toutes ses assistantes anorexiques soient un peu plus vaches avec Andrea (oui je suis cruelle !). Au final, on ne sort pas tellement du cadre "Andrea derrière son bureau", qui ronchonne du début jusqu'à la fin pratiquement. Les autres personnages comme Lily et Alex m'ont paru très effacés ce qui était assez ennuyant au bout d'un moment. Le roman se concentre beaucoup trop sur les pensée d'Andrea, les exigences de Miranda et nous lasse parfois. Le final, que j'attendais avec impatience, a été trop rapide selon moi. Je m'imaginais une scène où Andrea balancerait les quatre vérités à sa patronne d'un ton froid et détaché, sans l'insulter surtout. Le  plus méchant étant de dire aux gens ce que l'on pense d'eux plutôt que de les insulter platoniquement... Hélas, c'est ce que l'auteure a fait ! Grosse déception ! 

Certes, cela n'aurait rien changé à la personnalité de Miranda, trop narcissique pour écouter quelqu'un d'autre qu'elle, mais cela aurait été vraiment génial à lire ! Pour finir, on découvre que la patronne de Runway  a très vite remplacé Andrea par une nouvelle assistante. Mais, coup de bol pour Andrea, elle s'est faite une copine, patronne d'un autre journal, et tout finit bien...

En soit, ce livre sur la mode a été sympathique à lire, même si j'ai trouvé lourd les paragraphes interminables sur la liste des habits et leurs marques. L'auteure, même si sa plume est très classique, dépeint assez bien l'univers impitoyable de la mode où, en fin de compte, tout le monde fait preuve d’hypocrisie pour gagner en popularité.  Une lecture agréable, qui nous perd dans un monticule de vêtements (et l'occasion de découvrir certaines marques qu'hélas, nous ne porteront jamais ) !

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