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lundi 8 juin 2015

EXODUS : GODS AND KINGS

EXODUS : GODS AND KINGS - Réal : RIDLEY SCOTT - NOTE : 3/5


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L'histoire d'un homme qui osa braver la puissance de tout un empire. Ridley Scott nous offre une nouvelle vision de l'histoire de Moïse, leader insoumis qui défia le pharaon Ramsès, entraînant six cent milles esclaves dans un périple grandiose pour fuir l'Egypte au terrible cycle des dix plaies.


La Bible étant à la mode ces temps-ci, après Noé de Daren Aronofsky, c'est au tour de Moise d'avoir son adaptation blockbuster.

Si ce mythe était déjà connu au cinéma avec Les Dix Commandements, le charismatique et magistral Charlton Heston incarnant Moïse, c'est au tour de Christian Bale de reprendre le rôle. Le résultat, bien éloigné de ce à quoi on est habitué avec ce réalisateur, a quand même réussi à me convaincre !

Vision plus réaliste

Terminé les décors colorés, l'or, les bijoux et le bronzage de Charlton Helston, Ridley Scott nous présente ici une Egypte réaliste. L'environnement et l'ambiance plus sombre n'empêchent pas de voir la richesse dans laquelle vivent les pharaons et donc, Moïse. Décors, costumes somptueux sans être outranciers. Une bande sonore qui accompagne à merveille le film, nous rappellant celle de Kingdom of Heaven. Les effets spéciaux des paysages sont un peu moins réalistes par moment, mais cela se remarque à peine.

Récit remanié

Christian Bale
L'histoire du libérateur des Hébreux étant célèbre, Ridley Scott ne s'est pas attardé sur les scènes qu'on attendait tous, notamment celle du panier abandonné sur le bord du Nil. Un peu dommage. Il nous donne une version revisitée, un peu brouillonne parfois. A dire-vrai, malgré le fait que le film fasse 2h30, je l'ai trouvé trop rapide ! Rapide dans le sens où tout se déroule très vite dès le moment où Moise apprend qu'il n'est pas un fils d'Egypte. Il manque beaucoup de sentiments, de détails, nous livrant des personnages, ou des scènes, un peu fades. La relation entre Moise et Ramsès est peu convaincante, sans profondeur. Tout se déroule comme on s'y attendait, et cela manque de réalisme, on peine à croire que ses deux frères aient pu s'entendre avant. 

Certains passages célèbres ont aussi subi une version moderne, notamment l'ouverture de la Mer Rouge. Mais, contrairement aux critiques, je l'ai beaucoup apprécié ! Plutôt que de taper avec son bâton, Moïse voit un courant en sens contraire faire diminuer le niveau de la mer jusqu'à ce que l'accès soit dégagé. Et, pour ne pas oublier de nous en mettre plein les yeux, le moment où la mer se referme sur Ramsès et son armée est phénoménale ! Une réussite visuelle !


Dieu s'est fait enfant 

L'incarnation de Dieu est représenté par un enfant d'une dizaine d'années, qui apparaît à sa guise pour conseiller ou remettre sur le droit chemin Moïse. Contrairement à la Bible, Moïse est moins "soumis" à la sagesse de son Créateur et se rebelle parfois quand celui-ci prend des choix lourds de conséquences. Représenté Dieu sous les traits d'un gamin est assez plausible, sauf lorsqu'il se met en colère comme un vulgaire humain. Les paroles de l'enfant ne sont pas assez réfléchies, ou sages, pour incarner la parole de Dieu parfois. 

Moîse et Christian Bale

Cependant, Christian Bale est charismatique, son rôle l'habitant avec beaucoup de force. J'ai eu de suite envie de voir ce film quand j'ai appris que ce serait cette acteur qui tiendrait le rôle. Crédible, il nuance son personnage, nous donnant un Moïse partagé entre son désir de sauver les Hébreux mais aussi d'épargner son ancien peuple, les Égyptiens. Son manque de confiance par moment nous montre que, même s'il est guidé par Dieu, il reste humain avant tout !

En somme, ce ne sera pas la meilleure interprétation, mais je l'ai quand même aimé. La scène de la Mer Rouge restera pour moi un grand moment de cinéma ! 

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