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mardi 26 mai 2015

Divergente Tome 1

DIVERGENTE TOME 1 - VERONICA ROTH - NOTE : 3/5

Edition Nathan
Dystopie 


"Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. A 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Car rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver... Ou la tuer. "


Cette fois-ci, pas question de District comme chez Hunger Games, on parle de Factions, ni de brune dure à cuir mais de blonde... Bon d'accord, je vais pas commencer la critique en faisant la comparaison de ses deux dystopies un peu similaires, on m'accuserait de ne l'avoir lu que pour ça (et qui sait ).
Mais pour avoir un avis de leurs succès à tout les deux, voici une petite explication (oui bon la mienne hein) : http://la-plume-lucille.blogspot.fr/2015/05/hunger-gamesdivergent-succes-explique.html

La lecture est agréable, le narrateur étant Tris elle-même. L'auteure a choisi un style d'écriture assez moderne, phrases courtes, rythmées, action bien décrite et prenante. 

Pour l'histoire en elle-même, je la trouve intéressante mais sans plus. On comprend assez vite que Tris ne sera pas la fille faible, fragile et inutile comme décrite au début. Elle n'est certes pas la plus robuste, mais son caractère (pas assez sage pour une Altruiste) nous garantit que sa personnalité un peu effacée va vite s'affirmée. Cependant, pas de surprise pour ce genre de changements, on commence à être habituée aux héroïnes fortes et réfléchies. Je ne dis pas que Veronica Roth nous en fait une vraie guerrière au sang-froid, mais son évolution est un peu rapide. 

Ensuite... je dirais que certains clichés se succèdent même s'il est dure de ne pas retrouver les code habituels dans ce genre de récit. 

On a donc cinq factions, plus ou moins... étroites d'esprits je trouve, un peu trop enfermés dans leurs fonctions. Les Fraternels, trop gentils... et fraternels (non sans blague ?) pour être crédible. Ils sont en quelques sorte les jardiniers unis. Les Érudits, les intelligents manipulateurs qui n'hésitent pas à... bah oui manipuler tout le monde en répandant de fausses rumeurs sur les Altruistes... Ah, les Altruistes, trop gentils pour ne pas être les victimes, on comprend que Tris les ait quittés. Personnellement, je m’ennuierais à mourir avec des gens comme eux qui ressemblent un peu à des religieux : serviables, non égoïstes, consacrés à aider les autres. S'ils n'avaient pas d'enfants (mince la sexualité doit être un peu compliquée chez eux, parce que... non je vais rien dire), on pourrait croire que ce sont des moines ou des sœurs. Puis on a les Sincères, qui comme leur nom l'indique, parle trop franchement. On se demande comment une telle faction puisse exister, sachant qu'ils sont trop honnêtes pour pouvoir nous donner envie de les connaître. Les Sans-factions, injustement mis à part (rage). Et en dernier, les Audacieux, la faction classe où Tris était forcée d'y aller. Tatoués, stylés, forts, musclés, fiers... Naturellement, pourquoi l’héroïne en aurait choisi une autre ? On comprend assez vite que l'auteur place cette faction devant toutes les autres, notamment lorsque Tris critique assez souvent les Altruistes et leur vie trop conformiste à comparer des Audacieux. Logique en même temps, adolescente, donc rebelle, si elle s'était contentée d'aider les autres et de sourire à son prochain, le livre aurait pas eu tant de succès...

Parlons ensuite un peu des personnages les plus développés. D'abord Quatre, l'âme en peine, beau gosse mais pas trop, qui est assez froid et musclé pour interpeller Tris. J'ai apprécié le contraste qu'il créait avec les autres Audacieux même s'il ne restera pas un personnage très surprenant. La romance est assez prévisible mais heureusement pas trop présente et moins compliquée (bien plus agréable qu'Hunger Games). On a ensuite Christina, la grande gueule si je peux dire, et amie de Tris. J'ai bien aimé sa personnalité cela dit, peut-être même plus que Tris. Al le gentil gros-bras un peu bête, même si j'ai trouvé sa mort assez triste. Puis Will l'intello plutôt sympathique, dommage pour sa mort aussi.

Après, comme on peut s'en douter, les Érudits, menés par Jeannine, une méchante pas très étonnante, même très peu charismatique, lancent leur plan d'attaque contre les Altruistes.  

Franchement, même si je suis un peu dure, j'ai bien apprécié ce livre. J'ai ragé en découvrant les épreuves des Audacieux, trouvant injuste leur système éliminatoire, apprécié les moments d'adrénaline de Tris, ainsi que les petits passages amoureux-mignons des deux tourtereaux, ou crié victoire lorsque Tris a réussi à démontrer qu'elle était loin d'être une petite inutile. (Vive les petites ! )

Un bon tome donc, peu étonnant, mais très sympa à lire. Plus qu'à lire le suivant. 


2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup cet avis, même s'il est mitigé. Mais pour le coup, j'ai trouvé que dans Divergente, la psychologie des personnages est sûrement plus central que dans Hunger Games. Donc même si y a des clichés, l'important reste quand même l'évolution des prota et des relations inter-individuelles.

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  2. Oui en effet, ce que j'ai préféré aussi à Hunger Games !

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